Jeux vidéoJouer

Early Access: SWAT Commander

Peu de FPS tactiques policiers m’ont vraiment titillé depuis SWAT4. Zero Hour est bien ficelé mais je me sens peu impliqué culturellement (le jeu prend place au Bangladesh) alors que Ground Branch, Black One Blood Brothers et d’autres sont excellents mais dépeignent des opérations militaires. Ready or Not est venu combler ce vide au fur et à mesure de son développement et on dirait bien que SWAT Commander, mijoté par Red Mountain Games et Ritual Interactive, prend également le même chemin. Mais qu’en est-il vraiment à l’instant T de cet Early access en version 0.7.9.5 ? Accrochez-vous à vos flashbangs, on en parle tout de suite !

A la tête d’une unité SWAT (Special Weapon And Tactics), le jeu vous emmène dans différents lieux proposant des scénarios variés. La plupart du temps on choisit d’entraver des opérations illégales avec des indices à récolter, des suspects à appréhender et des otages à secourir mais on peut également configurer les cartes pour mettre en scène des suspects lourdement armés et barricadés ou un mode de désamorçage de bombe avec un temps imparti.

Jouable en solo avec 4 bots auxquels on donne des ordres ou en coop avec jusqu’à 4 amis (je n’en ai pas autant et ils ne suivent JAMAIS les ordres…), SWAT Commander permet d’explorer des environnements variés, très détaillés et immersifs. A vrai dire, on ne se sent jamais deux fois au même endroit et si bien entendu les actions seront toujours les mêmes (explorer, défoncer des portes et neutraliser/libérer des PNJ), le plaisir de découvrir les différentes cartes est vraiment sympa !

Une fois l’une des 8 cartes disponibles sélectionnée (deux autres sont en grisé dans le menu) il s’agit de choisir son équipement parmi une sélection de vêtements, accessoires et armes létales ou non-létales que l’on peut personnaliser. Enfin, on étudie le point d’insertion en fonction des propositions disponibles et du briefing. Une fois tout cela fait, il est temps de se lancer dans le grand bain du SWAT !

Les interventions prennent place à des moments aléatoires avec également une météo aléatoire. On peut tout à fait commencer une opération de jour et la terminer de nuit et inversement. Sur certaines cartes on peut accéder aux tableaux électriques afin de couper le courant et ainsi pouvoir opérer sous JVN, ce que le suspect de base n’aura jamais à sa disposition. On acquiert ainsi un bel avantage tactique mais est-ce que cela fera vraiment la différence ?

En solo, vous dirigez deux équipes de deux officiers de police, blue et red. Soit on leur donne des ordres différents afin par exemple d’investir une pièce par deux portes opposées, soit on les dirige comme un bloc de quatre qui va progresser en fonction de vos ordres.

Le menu d’ordre est assez intuitif et une fois passé deux ou trois missions on l’utilise quasiment en faisant du par cœur. Si certains joueurs décideront de toujours mener l’assaut, reconnaitre le terrain et appréhender les suspects, j’ai pour ma part tenu mon rôle de chef et les ai dirigés la plupart du temps. L’IA de vos coéquipiers fait plutôt du bon travail et les lignes de dialogue sont quasiment toujours bien à propos. Qu’il s’agisse de placer une caméra sous une porte, nettoyer une zone ou lancer une grenade, ils se trompent rarement et les mouvements sont fluides et naturels.

Evoluer dans les décors de SWAT Commander est un plaisir, chaque objet, chaque son semble avoir été minutieusement placé afin de nous immerger dans ces environnements interactifs. Ajoutez à cela un placement aléatoire des suspects et des otages et cela donne une bonne rejouabilité au titre de Red Mountain Games. Cerise sur le gâteau, un mode de création de mission permet de définir les paramètres d’objectifs, de suspect et autres personnages. Cela offre d’autres possibilités, y compris de créer des missions bien bourrines peuplées d’adversaires surarmés et surblindés !

Du coup, bueno el SWAT Commander ? Et bien pas encore totalement… Si l’IA de vos coéquipiers effectue un travail satisfaisant, celle des otages et des suspects semble encore au stade embryonnaire. On peut en effet entrer dans une pièce en hurlant « SWAT, put the coconut down !! » 15 fois en spammant F comme un fou, les bots restent aussi expressifs et raides qu’un PNJ programmé par Bethesda !

Sans compter leur manque d’esprit de survie. Ils se rendent assez rarement et n’hésitent pas à lever les bras pour ensuite chercher une arme secondaire ou ramasser celle au sol pour tenter de vous envoyer ad patres…

On a peut-être affaire à des chnouffés de première mais on pourrait se dire que voir 5 golgoths armés jusqu’au dents débouler et vous hurler dessus déclenche une crise de caca mou plutôt qu’un commentaire du genre « Oh zut, ma femme ne va pas être contente » de la part d’un otage…

Certaines cartes donnent également l’impression d’être peuplées au petit bonheur la chance : les suspects y côtoient au calme des gens qui boivent un coup comme si de rien n’était, des gens à poil en train de batifoler et d’autres qui n’auraient rien à faire là… Jusqu’au dernier patch, descendre un méchant donnait parfois lieu à un salto arrière ou un clipping bizarre mais le ragdoll a été revu et est meilleur (sans être irréprochable).

Bref, vous l’aurez compris SWAT Commander est un jeu pas fini mais qui prend le bon chemin. J’aimerais plus de sensations sur les différentes armes, des coups de feu plus forts en intérieur, des interactions plus logiques et naturelles avec les PNJ mais j’imagine que cela viendra, les développeurs travaillent d’arrache-pied et prend le bon chemin.

A moins de 20€ en Early Access, ce FPS tactique offre un contenu déjà bien intéressant pour ceux qui ont terminé tous les jeux du genre et j’ai hâte de découvrir la suite ! Ah, et au passage, merci aux devs pour les petits clins d’œil ici et là, notamment le club « Blue Holster », référence au Blue Oyster Bar des films Police Academy ! Seuls les vieux sachent…

Genre : FPS tactique

Développeur : Red Mountain Games

Editeur : Ritual Interactive

Date de sortie en Early Access : 31 juillet 2025

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Ding Chavez

Joueur PC depuis TO7-70, ancien pigiste chez PC4WAR puis passé du côté obscur de l'airsoft chez Red Dot magazine et Airsoft Addict tout en administrant son excellent blog ! Depuis, tous ces magazines ont été annulés. Autant dire que CanardPC a eu chaud mais on ne répond pas de l'avenir de Dystopeek... Qu'as-tu fais Harvester ???

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *