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Greak: Memories of Azur

Si mes genres de prédilection sont habituellement plus calmes, ou moins choupinous, j’ai quand même quelques craquages pour les jeux de plateformes, j’en veux pour preuve mon amour de la série de Unravel. C’est pourquoi lorsque Greak: Memories of Azur a été annoncé il est allé directement dans ma wishlist. Autant vous dire que j’étais ravi de recevoir une version promo, au point peut-être d’oublier d’en parler aux autres rédacteurs, allez savoir…

Tout d’abord clarifions un fait, chers lecteurs. Vous n’êtes pas sans savoir que mon skill n’a rien perdu de sa superbe et que malgré les propos diffamatoires d’EvilBlackSheep, je n’ai pas souffert en jouant à Greak : Memories of Azur. Je n’irai pas jusqu’à dire que ce fut une promenade de santé mais l’aventure n’a pas donné lieu à des scènes de maltraitance envers mon pad. Voilà, maintenant que ceci est dit, passons aux choses sérieuses.

La production de Navegante Entertainment est un plateformer choupinou tout plein et à mi-chemin entre Ori et Trine. Tout aussi beau que les deux jeux cités grâce à ses animations et dessins faits à la main, ses décors variés et féériques, il propose comme la production de Frozenbyte un système de trois personnages jouables simultanément.

Plus précisément, là où Trine offrait la possibilité de permuter entre les héros, Greak vous oblige à tous les diriger en même temps. Attention, techniquement vous n’en dirigerez qu’un seul, les autres suivant (ou pas) selon votre bon vouloir. Oui, comme dans Trine ou Unravel. Oui, Greak : Memories of Azur reprend les bonnes idées des jeux que j’ai adoré, ce qui donne une bonne indication du plaisir pris en y jouant.

Parce qu’en plus de tout ça, Greak ajoute à sa liste bien fournie de qualités des petits ajouts bienvenus avec par exemple un système de recettes permettant de mélanger les consommables (champignons, baies…) trouvés pour les combiner et maximiser leurs effets. Ce qui entraîne vous l’aurez compris un système d’inventaire bienvenu. Ça ne changera pas la face du monde ni les futurs jeux de plateformes mais tout s’emboîte tellement bien qu’on se demande pourquoi ça n’est pas exploité à chaque fois.

Au niveau de l’histoire, c’est du grand classique encore une fois, mais c’est suffisamment bien amené pour être digne d’intérêt : suite à l’invasion des Urlags, des méchants vraiment pas gentils qui vont rien faire que de vous embêter, Greak va partir à la recherche de sa frangine Adara et de son frère Raydel pour aider à construire une machine volante permettant aux survivants Courines (c’est leur race) de s’enfuir vers des cieux cléments.

C’est le point de départ d’une aventure d’une bonne dizaine d’heures qui vous emmènera visiter des décors à tomber par terre pour accomplir des missions variées : occire 10 ennemis de tel type pour continuer votre entraînement de scout, trouver des pièces détachées pour le vaisseau… Ces petites missions obligent à fouiller les niveaux de fond en comble, quitte à y revenir pour ne pas rester bloqué. Il y a fort heureusement des téléporteurs à l’entrée des zones principales.

Que ceux n’ayant pas la chance d’avoir un skill quasi surnaturel comme moi se rassurent : non, Greak : Memories of Azur n’est pas un jeu difficile. Il y a certes de nombreux combats et pièges à franchir dans chaque des niveaux, mais même les combats de boss ne présentent guère de difficulté : il suffit de bien observer et d’agir en conséquence. Les énigmes sont elles aussi classiques et ne demanderont guère de réflexion aux habitués du genre : il faudra soit se servir de la physique, en laissant un personnage sur un interrupteur le temps que les autres passent, soit utiliser les pouvoirs de chacun à bon escient.

Greak : Memories of Azur est donc un très bon, voir un excellent élève malgré quelques inconsistances. Comme nous vivons dans un monde cruel ou rien ne peut être pur, soulevons quelques soucis. Tout d’abord, les frangins et la frangine ne suivent pas parfaitement celui que l’on dirige. Le léger décalage induit de nombreux faux pas qui peuvent énerver mais qui, fort heureusement, ne nuisent en rien l’expérience globale. Ensuite, les objets de quête prennent inutilement de la place dans l’inventaire.

Il aurait été préférable d’avoir ce dernier entièrement à la disposition du joueur (même s’il est possible de l’agrandir). Et parlant d’améliorations, on peut en acheter quelques-unes pour améliorer l’emport donc, mais aussi sa vie, mais quitte à mettre le doigt dedans je pense que les développeurs auraient pu (dû ?) plus étoffer le pan évolution des héros. Dommage aussi qu’on ne puisse pas y jouer en coop, le titre se prêtait particulièrement bien à l’exercice.

Mais je pinaille à chercher des défauts dans un titre quasiment parfait, un titre qui fera s’émerveiller le gamin qui sommeille encore en vous. Avec ses graphismes splendides, sa maniabilité parfaite et ses héros choupinous, Greak : Memories of Azur est un must have si vous aimez les plateformers ou si vous aimeriez vous y mettre. Certes la rejouabilité est quasi nulle, à moins de vouloir tenter un speedrun, mais l’aventure est telle que vous ne regretterez pas votre modeste investissement de 20€.

Genre : Plateformer

Développeur : Navegante Entertainment

Editeur : Team17

Date de sortie : 17 Août 2021

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Harvester

Collectionneur compulsif et un peu trop passionné, accumule jeux et livres en essayant d'entraîner un maximum de gens dans ses vices...