The Messenger : Roger, à vous.

Cette année, j’ai peu joué aux jeux vidéo pour plein de raisons, notamment le travail très prenant (oui, j’ai un vrai métier)(Nd’Harvester : mais oui, bien sûr !). Quand les vacances sont arrivées, je me suis dit qu’il était temps de finir quelques jeux et de vider ce qui ressemble de plus en plus au backlog d’un certain Baalim. The Messenger est une de mes victimes consentantes.

Vous avez un message et des pouvoirs

Je suis en retard.

The Messenger vous met dans la peau d’un ninja pas très ponctuel qui fait partie des derniers humains vivants. Ils s’entraînent pour le jour où les démons viendront ravager ce qu’il reste de l’humanité, sauf si un héros arrive à la rescousse. Les démons débarquent, le héros aussi et confie à ce bon ninja un parchemin qu’il va devoir apporter à l’autre bout de l’île, non sans combattre, montrer que son entraînement n’était pas inutile et acquérir différents pouvoirs bien utiles. Pour cette partie, reconnaissons que les développeurs ont eu l’intelligence de donner les pouvoirs de façon cohérente et rapide pour renouveler l’expérience de jeu sans la dénaturer (planer, marcher sur l’eau, le grappin …).

Le gameplay est très fluide et le personnage principal se manie très bien. C’est indispensable pour traverser les niveaux qui donneront du fil à retordre sur certains passages, mais se veulent abordables. Il m’est rarement arrivé de rester bloqué des heures sur un passage. Le jeu est pensé pour une progression fluide et rapide malgré sa durée de vie conséquente (12 heures sans faire le 100%).

Et c’est une des grandes qualités du jeu, un gameplay simple et efficace qui permet de s’amuser de suite. Et même les boss sont très souvent réussis sans être particulièrement difficiles.

Père castor, raconte moi une histoire !

Deux cloches et un ninja.

Il faut reconnaître que le jeu vidéo n’a jamais été très fort pour avoir un scénario digne de ce nom sauf à de rares exceptions et ce n’est pas The Messenger qui me fera dire le contraire. Sauf que les développeurs ont compris qu’à défaut d’avoir une histoire originale, il faut qu’elle soit bien écrite. Le jeu s’amuse à profiter de chaque situation où les dialogues sont possibles pour s’amuser en proposant des dialogues savoureux qui font souvent mouche. Les histoires du marchand sont une petite friandise à déguster dès que l’occasion se présente.

En refusant de se prendre sérieux, les moments de respiration entre deux phases de plateforme sont un vrai bonheur et rendent les personnages attachants. Les boss ne sont pas si méchants, le marchand n’est pas celui que l’on croit et le messager aussi paumé que le joueur.

Entre les 8 ou les 16, je ne sais à quels bits me vouer

J’ai changé de look. C’est d’enfer !!

Quand The Messenger débute et pour les quelques heures qui suivent, je me suis cru dans un hommage à la génération 8 bits avec des contrôles moins approximatifs et pixel perfect. Puis le jeu se permet un petit twist en faisant faire un bond dans le temps et passe à la génération 16 bits pour les décors, ainsi que son personnage. C’est plus détaillé sans pour autant modifier le gameplay. Il est à noter que le jeu se permet de nous faire revisiter les niveaux précédemment parcourus en les modifiant suffisamment pour ne pas avoir un effet de redite. Malheureusement, les ennemis ne changent pas.

Un twist par ci, un twist par là

Là tu sens, c’est pas gagné pour comprendre l’énigme.

Les développeurs auraient pu s’arrêter à ce simple changement de graphismes pour faire diversifier l’aventure, mais ils l’ont accompagné de deux autres twists plus ou moins réussis. Le premier est de permettre au joueur de passer du passé au futur d’un niveau par l’intermédiaire d’un vortex. Le level design étant pensé autour de cette nouvelle mécanique, elle fonctionne particulièrement bien pour éviter la lassitude et amener des énigmes relativement simples.

L’autre twist est beaucoup plus problématique puisque le jeu se décide à devenir un métroidvania. A savoir qu’il va vous fournir une carte type Metroid, demander au joueur de récupérer différents items pour progresser dans l’aventure en refaisant des niveaux, débloquant des passages vers de nouveaux niveaux. Un PNJ donne une énigme dans ce qui deviendra le hub central à la moitié de l’aventure et à charge pour le joueur de trouver où aller. Je pense que les développeurs se sont rendus compte que la progression devenait pénible et ont implémenté un système d’indices chez le marchand pour éviter de rager. J’en ai abusé et j’assume totalement parce que je n’ai pas du tout adhéré à la proposition de changer de style de jeu au milieu de mon aventure. Heureusement, cela dure peu de temps et le jeu tellement généreux que le montant demandé pour avoir les indices est très vite atteint. Pas de farm à outrance.

Message reçu

Alors que je m’attendais à vite lâcher la manette par ennui ou par l’envie de regarder une série sur Netflix pour occuper mes vacances, je me suis accroché / attaché à The Messenger au point d’aller jusqu’au bout du jeu. Il m’aura fallu une douzaine d’heures et malgré un ventre mou au milieu avec ce passage metroivaniaesque inutile, j’ai passé un très agréable moment.

Machiavel

Toujours à l'affût de ce qui peut piquer ma curiosité, peu importe le domaine avec une légère préférence pour les jeux vidéo, le cinéma, la littérature, les séries TV, les jeux de société, la musique, la gastronomie, les boissons alcoolisées et quelques autres petites choses . Ma curiosité est telle le tonneau des danaïdes, sans fond.

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