Solarpunk
Au rayon des jeux que j’attendais avec impatience, je vous présente Solarpunk, un jeu de survie et de craft dans une post apocalypse bucolique et, comme le nom du jeu l’indique, solarpunk. Le teaser m’avait fortement hypée (et je n’étais pas la seule) et je m’y suis donc lancée avec joie.
Le monde est composé de petites iles désertes flottant dans le ciel autour d’une sorte de hub commercial sur lequel vit un robot marchand, qui vous permettra d’échanger vos ressources contre de nouvelles technologies et quelques améliorations pour votre zeppelin. Ne me demandez pas de vous expliquer le pourquoi du comment, Solarpunk ne nous le dit pas. D’ailleurs, soyons clairs dès le départ, il n’y a aucune narration.
Le gameplay reste très classique pour quiconque a déjà joué à un jeu de survie. On ramasse des cailloux, on se fabrique quelques outils, on coupe des arbres et c’est parti. Un cycle classique de collecte de ressources qui mène à construire des trucs toujours plus évolués, pour accéder à des ressources plus évoluées… vous connaissez la chanson. Vous pouvez décider de vous y lancer en solo ou en co-op jusqu’à quatre joueurs. À part pour les parties de rigolade, ça ne devrait pas changer grand-chose à votre expérience.
Là où le jeu se distingue de ses petits camarades, et a réussi à créer une certaine hype autour de son annonce, c’était le côté solarpunk justement. Pour ceux qui ne sauraient pas de quoi je parle, je vous recommande l’excellent vidéo de Bolchegeek sur le sujet, mais basiquement, on parle d’une post-apocalypse où l’énergie n’est produite que de façon propre et le monde est verdoyant. C’est sûr, ça change un peu des trucs en nuances de gris et de marron, et par les temps qui courent, ça remonte le moral.

Et donc, voyant la hype qu’ils avaient générée, au lieu de risquer de nous faire un No Man’s Sky, le petit studio a préféré publier un encadré « Avant d’acheter » sur la page Steam du jeu, listant différents points sur quoi attendre ou ne pas attendre de leur jeu. C’est quelque chose qui m’a surprise, mais au moins, ça annonce la couleur.
Vous êtes donc prévenus que le jeu n’est pas forcément très long (ni l’univers très vaste), qu’il n’y a aucune histoire et que l’ensemble des plans/outils/matériaux peuvent être débloqués en une vingtaine d’heures. Alors, oui, j’aurais aimé que le jeu en propose un peu plus, surtout sur le plan narratif, mais passons.

Le principal problème, avec Solarpunk, c’est qu’il donne une impression de « pas fini ». Non seulement j’ai rencontré de nombreux bugs au cours de ma partie, mais en plus, il manque beaucoup de petits détails qui font la qualité de vie du joueur. Crafter à partir des coffres proches de votre établi par exemple ? N’y pensez pas. Mettre le jeu en pause, même en solo ? Encore moins. L’auto-transfert depuis votre inventaire vers un coffre ? Oui, il existe, mais il n’est clairement pas optimisé. Je vous épargnerai la liste exhaustive, vous avez saisi l’idée.
Et malgré toutes les critiques que j’ai à lui faire, j’ai tout de même passé une bonne vingtaine d’heures à jouer à Solarpunk. D’ailleurs, un de mes amis qui y jouait aussi de son côté a eu le même constat que moi : le jeu a de bonnes idées de base, plein de défauts, pas grand-chose pour retenir votre attention et pourtant on y revient. J’ai poussé le jeu jusqu’à débloquer tous les plans et technologies disponibles, je me suis construit une base et j’ai vu à peu près tout ce qu’il y avait à voir… tout en ayant un sentiment très peu satisfaisant.

Au final, Solarpunk n’est pas un mauvais jeu, mais il laisse une grosse impression de vide et de « pas fini ». Pour moi qui en attendais plus, cette review m’a fait mal à écrire tellement je voulais aimer le jeu. Cependant, en sachant qu’il n’y a rien à en attendre côté narratif, on peut tout de même y mettre une vingtaine d’heures, surtout entre amis, si l’on aime construire des trucs.
Développeur : Cyberwave
Éditeur : rokaplay, Metaroot
Date de parution : 8 juin 2026
Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

