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Preview: The Hell: City Builder of the Dead

Cela faisait un petit moment que j’avais The Hell. D’une part parce que tout ce qui est taggé City Builder ou Colony Sim finit dans ma wishlist, mais surtout parce que le thème est plutôt original. Alors en lecteur fidèle, vous allez me dire que j’ai déjà eu entre les mains Hell Architect, petit clone peu inspiré d’Oxygen Not Included qui essayait de jouer sur son côté burlesque mais là, je sentais – et espérais très fort – un titre plus profond et original.

Bon, encore une fois et malgré les annonces des développeurs, The Hell ne révolutionne en rien le monde des city builders. Voilà c’est dit. Il apporte des mécaniques sympas c’est sûr mais n’allez pas espérer tomber de votre chaise devant lui. Sauf si vous ne vous êtes pas préparé à affronter ses graphismes.

Parce ce que The Hell est moche. Mais moche de chez moche, avec des pauvres textures baveuses qui vous feront regretter vos heures devant Anno 117. Mais bon, c’est l’Enfer on vous dit donc vous n’êtes pas censé passer du bon temps. Non de ce point de vue, l’approche du jeu est thématique : vous allez en chier.

Ca pourrait faire peur mais je sais qu’au fond de vous c’est ce que vous espérez : en baver, vous creuser la tête devant des chaînes de production complexe et des événements qui mettront le bronx. Et bien de ce point de vue, les développeurs sont allés chercher du côté de Frostpunk, avec un twist tout simple : dans chacune des niveaux de la campagne, vous devez gérer un titan/démon qui provoque des catastrophes sur Terre, tuant de fait des milliers de gens.

Cet afflux d’âmes signifie qu’il va vous falloir les loger et les occuper en allant produire de très nombreuses ressources : larmes, sang, acide, plein de truc pas dégueu du tout qu’il faudra raffiner pour obtenir d’autres ressources qui serviront non seulement à la construction de vos bâtiments (et leur amélioration) mais aussi et surtout à contenter et maîtriser le démon mais aussi à payer les tributs exigés par le Paradis.

De ce point de vue, The Hell est classique : vous construisez vos rivières de sang, qui alimenteront vos bâtiments de production, des logements pour les Pécheurs et du stockage pour entreposer cela en attendant le prochain problème, généralement une guerre contre des démons locaux ou un regain d’activité du démon principal. Celui-ci, en s’agitant, va détruire vos bâtiments et vos routes de sang et tenter de s’échapper. S’il réussit c’est game over !

Il va donc falloir sacrifier des ressources pour le maintenir en place et le nourrir, sachant que ses destructions, au départ peu coûteuses, vont s’avérer de plus en plus gênantes. Mais vous avez signé et vous aimez ça ! Cette gestion continuelle du danger, en plus bien évidemment de celle de votre village en elle-même, est ce qui fait l’intérêt de The Hell.

En effet, le reste des mécaniques est assez simple : un arbre technologique avec des choix à faire, tout n’étant pas déblocable, des décrets à appliquer pour gagner tel ou tel avantage, des rébellions à mater en mettant en place une milice et des guerres qui se résolvent en deux clics. C’est peu, surtout que ça n’est pas très bien présenté.

En effet, la partie technique de The Hell est son plus gros handicap. J’ai joué sur une version de test, donc loin d’être finale, et je n’ai jamais pu finir le premier niveau du fait de crashs intempestifs. L’affichage n’est pas clair, les bugs omniprésents et je le répète, le jeu est vraiment très moche. C’est d’ailleurs dommage car il y avait moyen de se faire plaisir à ce niveau. Sans forcément tomber dans le kawai comme Sintopia ou Hell Architect…

Une fois sur le mode bac à sable, The Hell s’est avéré tout à fait fréquentable, même si manquant de fait de challenge en l’absence de titan à s’occuper. Mais il se peut aussi que ma version tronquée ne me permette pas grand-chose, allez savoir.

The Hell, avec ses mécaniques de transformation de ressources premières en différentes ressources secondaires et sa gestion des titans et de leurs destructions sur votre ville, est un jeu qui demande une certaine maîtrise des jeux de gestion.

La difficulté n’est pas insurmontable quand on a appris à anticiper les divers événements négatifs que le jeu s’amuse à nous balancer mais il y a beaucoup de moments frustrants où on se retrouve démuni alors qu’on était bien parti. Il faut alors réagir vite et bien, surtout que ces challenges sont généralement en temps limité, pour s’en sortir.

Mon avis final pourrait être positif s’il n’y avait pas tous ces petits soucis : technique à la ramasse, graphismes très datés et interface à reprendre, en implémentant plus d’options pour faciliter la vie du joueur. Il n’y a par exemple de raccourcis clavier pour améliorer un bâtiment. Donc quand vous devez améliorer vos masures, il faut deux clics à chaque fois. Pour chaque masure. Sachant qu’il y a deux niveaux d’amélioration.

Mais encore une fois, j’ai joué sur une version qui semble peu avancée donc peut-être que les choses se son améliorées depuis ou qu’ils prendront en compte les retours. The Hell n’est donc pas mon city builder ultime sur un thème infernal et ne devrait malheureusement pas le devenir dans les mois à venir, à moins d’un miracle…

Genre : City Builder

Développeur : Metropolice

Editeur : Metropolice

Sortie en Early Access le 25 Septembre 2025

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Harvester

Collectionneur compulsif et un peu trop passionné, accumule jeux et livres en essayant d'entraîner un maximum de gens dans ses vices...

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