Norse: Oath of Blood
Il y a des jeux qui font furieusement envie rien qu’à regarder la jaquette, enfin la page Steam donc. Une virée brutale dans le monde Vikings avec une partie gestion de colonie, j’ai donc dû arracher la clé de Norse: Oath of Blood des petits mains froides d’Harvester (c’est juste l’hiver n’allez pas imaginer que j’ai refroidi ce chef au grand cœur). Je m’y suis lancé gaiement et je dois dire que si l’aventure me semblait dirigiste, elle n’en restait pas moins plaisante.

Norse: Oath of blood vous place dans la peau du fils d’un Jarl qui vient juste d’assister à la mise à mort de son papounet adoré par l’un de ses condisciples qui voulait lui prendre le pouvoir. Forcé à l’exil, vous cherchez refuge chez votre oncle qui vous dit que vous êtes bien gentil mais que pour l’instant il n’a pas les forces pour s’opposer à l’usurpateur et qu’il vous faudra patienter un peu en vous faisant un nom et en rassemblant une bande digne de ce nom. C’est un peu tiré par les cheveux mais pourquoi pas.

Vous voilà donc parti vers de vertes vallées et l’on se dit que les environnements du jeu sont beaux, très beaux. Les nombreuses cutscenes sont aussi assez sympathiques, contrairement au personnage principal qui lui est insipide, mais celles-ci permettent de profiter de certaines blagues potaches et d’un ou deux personnages secondaires hauts en couleurs. Les expressions du visage sont parfois rigides mais j’ai trouvé le tout d’assez bonne qualité pour un petit studio.

Assez vite on réalise que Norse: Oath of Blood, s’il est inspiré de l’excellent Expeditions : Viking avec des graphismes bien plus évolués (heureusement ça fait 9 ans quand même), a quand même de nombreuses limitations. Au début, vous passez d’une cutscene à un terrain de combat « balisé » où vous pourrez difficilement dévier du chemin, vous combattez animaux et bandits sans grande difficulté.
Le système de combat est classique (moins les touches mais on s’y fait) avec des attaques et des compétences à utiliser pour défaire vos adversaires. Petit plus, il est possible d’effectuer des exécutions qui restaurent vos points d’action.

Celles-ci donnent droit à une petite mise en scène brutale (ou pas quand l’animation des personnages ne concorde pas). Au bout d’un certain temps, vous pourrez vous installer et commencer à utiliser vos ressources pour étendre et construire les bâtiments clés de vos villages.
Ceux-ci vous permettront d’équiper un peu mieux les différents combattants qui sont à votre disposition (ou de soigner ceux-ci plus vite lorsqu’ils sortent un peu amochés d’une mission) ou de commercer. Le jeu se déroule au tour par tour et chaque tour, différentes rumeurs ou missions viendront donner un peu de vie à ce côté gestion.

Malgré un côté vraiment très dirigiste que ce soit dans la trame de l’histoire ou dans la partie combat, j’ai vraiment trouvé le jeu sympathique sur les premières heures. Reste que lorsqu’on teste un jeu il arrive qu’on rencontre des bugs avant la release, ça fait partie du truc, souvent on essaie de voir si ce sont là des bugs majeurs ou non.
Dans le cas de Norse: Oath of Blood, je me suis donc retrouvé coincé dans la partie gestion sans pouvoir plus avancer ma partie. J’en ai certes recommencé une autre mais à quelques jours de la sortie, voir des patches arriver sans corriger le problème indique quand même que le jeu n’aurait pas dû sortir en version finale à ce moment.

On peste souvent sur les Early Access qui offrent une expérience souvent incomplète ou frustrante à cause de la non finition du jeu mais c’est assez rare de nos jours d’encore voir des jeux dont les bugs vont vous empêcher de continuer la trame principale.
Le jeu étant maintenant sorti, on peut bien voir que je ne suis pas le seul et qu’en plus les développeurs ont tendance à sortir des patches qui peuvent impacter l’utilisation de vos sauvegardes.

Pour autant que j’aimerais pouvoir vous dire « Foncez ! », malgré les quelques défauts du titres (manque de liberté, de rejouabilité, personnage principal sans intérêt, histoire simple…) on sent qu’il y a là moyen de passer une bonne quinzaine d’heures de jeu en s’amusant.
Mais voilà… en l’état et au vu du prix je ne peux vous dire qu’attendre. Attendre que le jeu soit stabilisé et jouable de bout en bout sans devoir sacrifier un rédacteur de Dystopeek à Harvester (alors certes ce n’est pas un Dieu Nordique… encore mais il en a tous les atouts) en espérant que les maladies de jeunesse du titre soient vite résolus. Skål!
Développeur : Artic Hazard
Editeur : Tripwire Interactive
Date de sortie : 17 février 2026
Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Développeur : Artic Hazard