« Jeux dit »

Le nombre d’heures dans une journée n’étant pas extensible à l’infini et mon retard d’articles atteignant tout doucement la taille de mon backlog (on ne parle pas de ces choses là, je sais, c’est sale), voici une petite chronique qui reviendra selon l’actualité du moment et qui parlera de jeux qui ont attiré mon attention sans pour autant qu’un article spécifique leur soit dédié.

Medieval: Kingdom Wars

Ah Paris… sa ville à brûler pour y construire des tours modernes.

Impressionnant le boulot effectué par Reverie World Studios surtout quand on sait qu’ils ne sont que trois. On est ici face à un jeu mix stratégie temps réel et gestion où vous devez étendre votre territoire en pleine guerre de 100 ans. Le jeu propose différentes factions et une assez belle carte de conquête (bien qu’un peu sombre). Vous basculez du mode campagne au mode ville. Dans le premier la construction et le recrutement coûte de l’argent et pour en avoir il faut lever des taxes et donc déplaire à ses citoyens, dans le second des ressources sont récoltées par les paysans sur la cartes. Plus vous restez en mode ville moins les habitants vous aiment et il faut donc jongler entre les deux modes de chacune de vos villes pour garder tout le monde heureux. Au niveau combat, les deux parties ont la possibilité de construire un camp et de recruter des hommes. Même si on peut s’en passer pour les batailles en rase campagne, ce côté là devient assez vite répétitif surtout qu’il faut faire la même chose pour chaque siège mais il faut avouer que les sièges en eux-même ont assez fière allure.

Le développement des villes se fait à des emplacements définis mais ça donne bien.

Pour ma part c’est un jeu que je recommande car les devs le font régulièrement évoluer avec l’input des joueurs. Certes il pourrait avoir plus d’events, une diplomatie plus poussée, un gameplay un peu moins répétitif mais ça reste néanmoins un bon petit jeu.

Défonçage de porte pas ouverte.

Meriwether: An American Epic

Ici on est déjà plus dans l’indie à deux personnes qui font ce qu’elles peuvent mais avec un concept très sympathique. Lewis Meriwether était un explorateur qui a eu pour mission de cartographier l’état de Louisiane et de pacifier les tribus indiennes. Le jeu vous donne son rôle en vous proposant revivre son expédition. Vous aurez alors la possibilité d’assurer la survie de votre groupe de soldats (donner des ordres, récupérer des vivres, etc.), de cataloguer la faune et la flore locale ainsi que d’utiliser vos compétences pour interagir avec les indiens. Si j’aime beaucoup l’idée et le concept, il faut bien avouer que le côté technique pèche. Le jeu est moche, daté et encore sujet à certains bugs ennuyeux (le navire qui se met à naviguer sur terre puis qui reste bloqué par exemple).

Je pensais que c’était un bug mais non c’est l’objectif de mission. En même temps on risque pas de le louper.

Malgré ses défauts, le jeu peut, à petites doses, ravir les amateurs d’histoires méconnues et le concept est assez intéressant. Le côté RPG est présent et les plus courageux d’entre vous pourront probablement en tirer une certaine satisfaction. Avec une interface et des graphismes à jour il se serait certainement beaucoup plus fait remarquer.

Precipice

Contester les actions adverses risque d’amener à une guerre nucléaire totale.

Petit jeu fictif qui simule des actions durant la guerre froide, Precipice a été développé par Red Dog Games, ceux qui nous ont sorti le sympathique Rogue State. Trois espions à gérer et un nombre fixe d’actions à utiliser par tour afin d’amener un maximum de pays vers votre bloc. Certaines actions peuvent être contestées par l’adversaire ce qui mène à un « stand-off » où la menace monte et le risque de guerre nucléaire augmente. Si celle-ci éclate tout le monde a perdu, mais chaque choix impacte la vision que vos alliés ont de vous. Déstabilisation, déclaration de guerre, commerce, il y a un panel d’options acceptable même si le jeu est assez simpliste.

Ruvon c’est toi?

Je n’ai pas testé le multi-joueur et l’IA a semble-t-il tendance à se tirer une balle dans le pied mais le concept est sympathique pour une ou deux parties. Je ne me vois pas jouer beaucoup plus il faut bien l’avouer par manque de profondeur et réalisme mais la prise en main est quand même beaucoup plus agréable que d’autres jeux du genre (Heing Twilight Struggle et Crisis in the Kremlin?)

Sont cons ces USA.

SA_Avenger

Le Belge taciturne du groupe, pas fan de quoi que ce soit mais touche-à-tout aux goûts éclectiques, amoureux du cinéma, de littérature et de chanson française à texte, bref un nostalgique invétéré. Ancien beta testeur hardcore, je joue encore régulièrement à des jeux obscurs aux règles complexes que je termine d'ailleurs rarement.