Preview: Barbarian Kingdoms

Un lundi soir pas comme les autres, j’ai été convié à une partie de Barbarian Kingdoms. Jeu de conquête de territoires pendant les Grandes Invasions barbares. L’auteur ayant accepté de subir Harvester et moi-même le temps d’une soirée, voici un premier retour sur un jeu qui sent très très bon.

Tout ce qu’il faut savoir.

Selon l’auteur, le jeu se situe dans la catégorie intermédiaire (initié pour les adeptes de l’As d’Or) et pour une durée de 15 minutes par joueur. Même si je pouvais être dubitatif, je confirme que c’est effectivement le cas avec un accent mis sur la fluidité. Le jeu se veut nerveux, le tour de jeu est très rapide sans temps d’attente. Il y a cinq actions et il faut en choisir une par tour. Ce qui ne gâche rien, les règles sont expliquées en dix minutes maximum et sont limpides (merci le plateau joueur et la petite aide de jeu)

Un aperçu de fin de partie.

Au niveau sensations, Barbarian Kingdoms est pensé pour favoriser l’interaction entre les joueurs. Ayant tenté de la jouer dans mon coin, j’ai toujours été à la traîne tout en favorisant l’expansion des autres joueurs. A première vue, l’acharnement sur un joueur n’est pas intéressant du tout et se faire « tuer » est improbable. L’asymétrie des peuples barbares ajoutent une couche de stratégie supplémentaire fort appréciable. Un pouvoir pour le roi, un pour le peuple et c’est indiqué sur le plateau joueur comme sur l’aide de jeu. Simple et efficace.

Quand tu as plein d’argent pour les combats.

Les combats ne se résolvent pas aux dés, avec des cartes ou autre mécanisme classique dans ce genre de jeu, mais avec des pots de vin. Chaque belligérant va pouvoir faire venir des troupes sur le territoire où le combat a lieu, si elles sont adjacentes audit territoire. Les points de combat sont indiqués sur le plateau joueur (toutes les informations importantes y sont indiquées). A partir de cet instant, il aurait été simple de considérer simplement les forces en présence et désigner le vainqueur, sauf qu’il y a une phase de pot de vin qui consiste à mettre ou pas des tremis dans sa bourse pour augmenter ses points de combat.

Ensuite, chacun fait ses comptes et celui qui a le plus de points de combat gagne. Si on en restait là, on pourrait se dire qu’il suffit de mettre un maximum de tremis pour s’assurer la victoire à chaque fois sauf que si l’action se nomme pot de vin, ce n’est pas innocent. Les tremis utilisés par le joueur pour augmenter ses points de combat sont donnés au joueur adverse et une défaite peut être un bon coup à jouer pour s’enrichir à peu de frais avec un joueur dispendieux. Personnellement, je n’ai pas effectué de combat, mais j’ai apprécié cette petite subtilité et le fait que chaque joueur autour de la table connaisse les sommes dépensées afin d’avoir une idée approximative de la richesse de chacun.

Aide de jeu recto/verso

Après cette première partie à trois et l’échange post partie, Barbarian Kingdoms m’a paru être déjà très réfléchi sur l’aspect mécanique et visuel. Je pense revenir dessus au moment de la campagne pour détailler un peu le gameplay, l’aspect visuel qui m’a plu et les possibles changements. Tout ça pour dire que c’est un jeu à surveiller très sérieusement pour qui voudrait un jeu de conquête nerveux et se tenant en moins d’une heure.

Genre : Conquête de territoires sur fond d’invasions barbares (pas les québécoises)

Auteur : Christophe Lebrun

Illustratrice : Aurélie Lebrun du Puytison, Nasos Maloudis, Sergey Shikin.

Editeur : Jester

Campagne participative prévue en automne 2022.

Partie jouée sur Tabletopia avec l’aimable participation de l’auteur et la fourberie d’Harvester

Machiavel

Toujours à l'affût de ce qui peut piquer ma curiosité, peu importe le domaine avec une légère préférence pour les jeux vidéo, le cinéma, la littérature, les séries TV, les jeux de société, la musique, la gastronomie, les boissons alcoolisées et quelques autres petites choses . Ma curiosité est telle le tonneau des danaïdes, sans fond.

2 réflexions sur “Preview: Barbarian Kingdoms

    • 23 mai 2022 à 19 h 33 min
      Permalien

      Merci à toi pour la partie, où on a bien vu le courage de Machiavel…

Commentaires fermés.