El Hijo – A Wild West Tale

Pour finir l’année, j’ai testé pour vous El Hijo, un petit jeu d’infiltration en vue isométrique qui sent bon le Mexique et les westerns spaghetti. Si le jeu m’avait attirée lorsque les premiers visuels étaient apparus, qu’en est-il du produit fini ?

El Hijo

L’histoire, tout d’abord, est assez simple mais efficace. Suite à l’attaque de leur ferme par des bandits, une fermière décide de laisser son jeune fils en sécurité dans un monastère. Le garçon, seulement identifié comme El Hijo, ne l’entend pas de cette oreille et décide de s’échapper et de retrouver sa mère. La narration se fait entièrement à l’aide de courtes cinématiques entre les chapitres et sans utilisation de dialogues. En cours de route, il pourra remonter le moral à d’autres enfants qui servent d’objectifs optionnels au jeu.

El Hijo et sa maman

Artistiquement, le jeu est une incontestable réussite autant visuelle que sonore. El Hijo nous plonge dans un univers aride mais coloré d’un Far West imaginaire. On se croirait presque dans un film de Sergio Leone, version dessin animé. Le style d’animation classique est adorable, très soigné et colle bien au jeu. Les niveaux sont sont eux aussi très beaux et remplis. La bande sonore quant à elle vient rajouter une couche à l’ambiance de ce western spaghetti. Elle suit généralement bien l’action et aide le joueur à se plonger dans l’univers du jeu.

Tentative de fuite du monastère

Le gameplay est assez classique dans le genre puzzle/infiltration, tout en mettant l’accent sur la non violence. El Hijo utilisera son arsenal de farces et attrapes pour détourner l’attention des ennemis et se faufiler sous leur nez. Le jeu introduit les nouvelles mécaniques de façon graduelle sans jamais trop s’éparpiller. Le jeu convient aussi bien aux débutants qu’aux joueurs plus aguerris en matière d’infiltration. L’absence de violence et le côté abordable du jeu en terme de difficulté permettra à ceux qui le souhaitent d’initier leur progéniture au genre. Les ennemis sont très peu persistants si vous arrivez à vous cacher, la marge d’erreur est assez large. La durée de vie d’une dizaine d’heures est honnête, mais une fois tous les enfants trouvés, il n’y a que peu d’intérêt à revisiter le jeu.

exemple de gameplay

Malheureusement, El Hijo n’est pas exempt de défauts. Le premier, et certainement le plus problématique, est la faible précision des commandes. Ainsi, il n’est pas rare de se faire capturer car le bouton permettant de se cacher ne réagit pas assez vite. Certes, les très nombreux points de sauvegarde et l’absence de pénalité rendent l’échec peu significatif, mais il n’en reste pas moins frustrant. Le jeu est aussi parsemé de petits bugs aléatoires qui dans certains cas forcent le joueur à sortir du jeu. Couplé au fait que malgré les très nombreux points de sauvegarde dans les niveaux, si vous quittez l’un d’eux avant de l’avoir fini, tout le progrès dans le dit niveau est perdu, ça ne fait qu’ajouter à la frustration.

Poster de recherche

Au final, si j’ai aimé El Hijo, il est dur de le recommander à tout le monde. Si vous cherchez un jeu d’infiltration difficile et intransigeant sur les commandes, passez votre chemin, vous risquez d’en ressortir déçus. Cependant, si comme moi vous êtes séduits par les visuels et cherchez quelque chose d’un peu moins exigeant sur l’infiltration, alors je vous recommande d’y jeter un œil, spécialement lors des soldes. Mon expérience avec le jeu, bien qu’imparfaite, a été globalement positive.

Site officiel

Développeur : Honig Studios, Quantumfrog

Éditeur : HandyGames

Plateforme : Steam, GoG, Stadia

Date de parution : 3 Décembre 2020

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

EvilBlackSheep

Experte en procrastination.

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