This is the police II

Parfois on s’engage à tester un jeu, la fleur au fusil, et puis paf ! en fait non, l’inspiration ne vient pas, on le laisse de côté et au final l’article ne sort pas. Qu’à cela ne tienne, me dis-je, l’article sortira !

Skelette intéressante ton histoire.

This is the police II reprend là où le premier s’était terminé, ça commence mal je n’avais pas terminé le premier à raison d’avoir trouvé le gameplay beaucoup trop répétitif. Mais bon ce n’est pas non plus The Big Sleep, on comprend assez vite les tenants et aboutissants et le rôle qu’on a à jouer.

Vous avez intérêt à avoir pleins d’agents. PLEIN!

Le jeu propose le même type de gameplay que le premier, vous devez gérer les différents appels 911 en envoyant des équipes ayant un « score » minimum (un set de compétences ou d’objets et une quantité d’expérience minimum) aux quatre coins de la ville dans un temps imparti. Chaque journée vous sélectionnez des agents et leur équipement avant de commencer, à savoir que le jeu à tendance à vous proposer des agents alcooliques et qu’une bonne partie d’entre eux ne viendra pas travailler pour raison X ou Y. Les choses s’améliorent lorsque vous réussissez à avoir la loyauté de vos agents (ce qui heureusement n’est pas très difficile parce que c’est déjà l’hécatombe ainsi). Vous pouvez bien sûr vous débarrasser des agents qui ne sont pas réguliers mais vu que vous aurez besoin de toutes les ressources disponibles ce n’est pas vraiment conseillé. Ce serait juste bien d’être informé que certains agents sont morts saouls avant de les sélectionner pour la journée de boulot, histoire de pas se retrouver avec deux pelés et trois tondus pour tout gérer.

Le beatnik a trop bu pendant la nuit, ça fera jamais que le 4ème du jour…

Niveau gestion du personnel, il n’y a en fait pas beaucoup de gestion à part la sélection de l’équipe du jour, quelques interactions ponctuelles et des compétences à améliorer à chaque passage de niveau. Le commissariat ne doit pas non plus gérer ses finances, dès que vous avez assez d’argent il est donc conseillé de recruter tout ceux que vous pouvez. Ce n’est évidemment pas obligatoire mais pourquoi se compliquer la vie alors que le jeu vous prépare déjà assez d’embûches ainsi ?

C’est pas grand chose la satisfaction du personnel, suffit d’avoir des toilettes. A Dystopeek on attend toujours!

Reste que ce volet ajoute quand même quelque chose comparé au précédent : en effet, chaque jour vous aurez une intervention (ou plus suivant l’histoire) tactique à gérer. Suivant le principe d’un X-Com like et light. Au début du jeu et lorsque vos agents ne sont pas loyaux, c’est tout simplement l’horreur, vous ne pouvez donner des ordres qu’aux agents loyaux, dans l’idée c’est sympa, dans les faits ça veut dire que les agents rebelles vont simplement foncer tout droit et tirer sur tout ce qui bouge avant de se faire descendre, logique… Une fois la loyauté obtenue en revanche le jeu est plus calme et classique. Vous avez la possibilité d’acheter des renseignements sur l’ennemi avant chaque mission mais si vous voulez que tous vos hommes s’en sortent, il faudra parfois passer par la case reload et recommencer la journée à zéro (ouais parce que pas de sauvegarde avant une phase tactique c’est aussi une bonne idée… ou pas) parce que ça ne pardonne pas, la moindre erreur et l’IA adverse à tendance à vous le faire payer cher. Il semble en effet que le but de l’IA ne soit pas juste d’incapaciter vos agents mais d’être sûr qu’ils soient bien morts. Donc après la balle dans la jambe, ils ont direct droit à une balle dans la tête, ça pardonne pas le grand nord.

L’approche furtive est conseillée pour sauver les otages.

Heureusement vous avez d’autres options pour neutraliser les ennemis. Soit en les assommant ou en les intimidant suffisamment pour qu’ils se rendent. Toujours prévoir deux agents par ennemi car les actions sont limitées et c’est souvent un autre agent qui aura le rôle de mettre les menottes à un ennemi étourdi.

Hop tout le monde a de quoi taser les enfants sur leurs vélos.

Bref, sans être révolutionnaire, il faut reconnaître que cette partie du jeu est assez agréable à jouer. Malheureusement, je trouve que ça ne suffit pas pour sauver le jeu et certes il y a encore une gestion d’inventaire, des mini-jeux, une sorte de marché noir et puis tout le développement de l’histoire qui permet d’étoffer le tout mais outre les petits défauts qui amènent des frustrations inutiles régulièrement, c’est surtout le tempo et la mise en place de l’histoire qui plombent complètement le plaisir. C’est lent ! Mais vraiment lent.

Pas pour dire mais ça vaut pas le gwent.

Le jeu se veut « réaliste » en abordant des thèmes comme le divorce, la solitude, etc. Soit. Reste que la scénarisation et la mise en scène sont ratées. On peut passer toute une scène mais pas accélérer donc si vous voulez savoir ce qui se passe, pas le choix que d’attendre et d’écouter les « poc poc poc » du personnage qui se déplace jusqu’à la porte et puis du « tic tic tic » de l’horloge et puis je sais plus quoi parce que j’ai dû m’endormir. A savoir que chaque nouveau jour vous aurez droit à une scène du style, que chaque fois que vous rechargez parce que l’un de vos agents s’est tué en bagnole complètement ivre alors que vous ne l’avez pas indiqué comme conducteur (rondidjou !) il vous faudra vous retaper la cinématique à rallonge avec ses choix loin d’être existentiels… bref le jeu use et voilà plus d’un mois que je me suis promis de le relancer pour au final admettre que je n’en ai tout simplement pas envie. Je suppose que certains joueurs sont moins allergiques à la manière dont l’histoire nous est comptée et y trouveront en revanche une source d’immersion mais pour ma part, c’est un défaut rédhibitoire. Ce qui est dommage car autant les autres défauts pourront être patchés, autant l’histoire est ce qu’elle est. Je suis un peu dur avec cette partie mais c’est parce qu’il y avait clairement moyen que This is the Police II soit meilleur et plus agréable à jouer. Ces nombreux défauts font qu’au final je ne peux le conseiller, sauf peut-être aux fans du premier opus.

SA_Avenger

Le Belge taciturne du groupe, pas fan de quoi que ce soit mais touche-à-tout aux goûts éclectiques, amoureux du cinéma, de littérature et de chanson française à texte, bref un nostalgique invétéré. Ancien beta testeur hardcore, je joue encore régulièrement à des jeux obscurs aux règles complexes que je termine d'ailleurs rarement.

Une pensée sur “This is the police II

  • 19 mai 2019 à 17 h 45 min
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    Ce sera sans moi. J’avais laissé tomber le premier par lassitude.

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