Fast and Furious 9

Pandémie oblige, Fast and Furious 9 a mis plus de temps pour nous parvenir qu’une Lada pour arriver à Cuba. Difficile de s’enthousiasmer quand huit films sont passés avant, sans compter le spin off. Le numéro 8 étant très moyen pour rester poli, le dernier rejeton de la franchise avait fort à faire pour entamer la dernière ligne droite d’une série de films qui devrait voir sa conclusion dans deux films.

Sourire dans 1,2…

La saga Rapide et Furieux n’a jamais brillé par la qualité de son scénario et cet opus ne fera pas exception à la règle avec un gloubi boulga difficilement compréhensible pour les profanes. Rien de franchement handicapant, mais pour apprécier les tunnels de dialogues entre deux scènes d’action, l’affect envers les personnages est un gros plus tellement le scénario n’arrive pas à faire exister la tonne de personnages en dehors de leur archétype. Pire, certains viennent faire coucou parce qu’ils ont fait partie de la saga (Sean et son pote du mésestimé Tokyo Drift entre autres) et un personnage revient d’entre les morts pour remplir quinze minutes d’intrigue dont tout le monde se fiche (scène post générique inclus). Tout ça pour dire que regarder un Fast & Furious pour le scénario, c’est comme aller au fast food en pensant manger comme dans un resto étoilé.

En fait, t’es pas mort !

Niveau action et tôle froissée, cet opus remplit son contrat tout en gardant la pédale douce malgré une bonne volonté affichée. Le coup de l’aimant permet des scènes dantesques, mais elles manquent d’amplitude et d’impact. Les idées sont là, mais à force d’aller toujours plus loin, plus fort, le spectateur que je suis finit par voir les grosses ficelles (l’aimant qui aimante ce dont la scène a besoin par exemple) et sort du film pour voir simplement de la tôle froissée avec un Vin Diesel qui tâche à peine son T-Shirt blanc. Et oui, ils ont osé aller dans l’espace : ça ne sert à rien, c’est con et ça ne fonctionne jamais vraiment, mais ils l’ont fait.

Je souris comme Vin.

Au final, Fast and Furious 9 est dans la lignée de la franchise, à savoir qu’il ne cherche pas à révolutionner une formule qui a fait ses preuves. Jamais vraiment ennuyeux, jamais ambitieux et recyclant son thème de la famille avec un antagoniste aussi musclé que transparent. Vin Diesel semble aussi chercher sa place dans la franchise. Il a l’air coincé entre l’envie d’en finir définitivement avec le personnage de Dom et le mettre en avant pour être le patriarche de la famille.

J’ai été régulièrement surpris de voir le personnage faire l’élastique entre la mise en avant et le pas de côté pour laisser les autres exister. Une mort aurait été profitable à mon sens et pouvait entrer en résonnance avec les flashbacks présents dans le film. L’acteur jouant Dom jeune étant beaucoup plus charismatique que Vin Diesel, il aurait été un parfait substitut pour la fin de la saga.

Alors là, c’est l’essieu.

Vous n’aimez pas Rapide et Furieux, vous n’aimerez pas ce film. Vous aimez la franchise, vous apprécierez le film pour ce qu’il est : +2H de tôle froissée et d’amour de la famille.

P.S. : Helen Mirren explose tout le casting par son charisme en cinq minutes d’apparition et Charlize Theron arrive à déployer tout son charme malgré sa coupe au bol (ne parlons pas de ses dialogues).

Titre : Rapide et Dangereux 9

Genre : Tôle froissée et affaire de famille.

Réalisateur : le mésestimé Justin Lin.

Scénaristes : Il y en a vraiment ?

Acteurs : Vin « baboulinet » Diesel, Jon « ex star du catch » Cena, Michelle Rodriguez, Helen Mirren, Charlize Theron et tous les autres.

 

Machiavel

Toujours à l'affût de ce qui peut piquer ma curiosité, peu importe le domaine avec une légère préférence pour les jeux vidéo, le cinéma, la littérature, les séries TV, les jeux de société, la musique, la gastronomie, les boissons alcoolisées et quelques autres petites choses . Ma curiosité est telle le tonneau des danaïdes, sans fond.

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