Early Access: Better Than Dead
Glauque. C’est le mot qui m’est venu en premier lorsque j’ai lancé Better Than Dead. En effet, ce jeu de tir à la première personne, développé par Monte Gallo (développeur solo) et édité par Microprose (encore !), nous met dans la peau d’une jeune fille qui s’échappe d’une sorte de prison pour esclaves du sexe et décide de se venger des immondes pourceaux responsables de ses malheurs.

Better Than Dead est divisé en 14 courts niveaux indépendants. Vous êtes plongés en vue caméra piéton dans des environnement ultra réalistes à la Bodycam mais la ressemblance s’arrête là. Ici, pas de choix d’armes, d’escouade ou de modes de jeux différents : on a une expérience purement solo, une expérience viscérale et brouillonne (à dessein) qui vous fait plonger au cœur des bas-fonds de Hong Kong afin d’exécuter la vengeance de l’héroïne.

Les mécaniques de jeu sont simples : avancer, effectuer des glissades (course + crouch) pour activer une sorte de bullet time et buter du pervers à la pelle tout en évitant les dommages collatéraux. En effet, outre les hommes de main, les niveaux sont peuplés de civils qu’il ne faut surtout pas tuer car ils réduisent notre tolérance aux balles ennemies. Pas de jauge de vie ici, juste un système un peu abstrait qui vous renforce lorsqu’on occis les méchants et nous affaiblit lorsqu’on tire sur des gentils.

Vous l’avez compris, dans Better Than Dead, il ne faut pas se cacher, essayer de trouver un couvert et effectuer des peaks rapides pour se frayer un chemin vers la sortie. Non, il faut courir, glisser, pointer vaguement son Tokarev aux munitions illimitées vers la trogne des pourris et défourailler à tout va. La seule chose à laquelle faire attention est le nombre de balles restant dans le chargeur, comptez bien car il n’y a pas d’indications à l’écran !

Je suis mort un bon paquet de fois car j’ai essayé de viser (bouton droit de la souris), de chercher des couverts et d’identifier ma cible avant de tirer. Mauvaise idée, je le dis et le répète : FONCEZ, TIREZ, GLISSEZ !
Plus facile à dire qu’à faire car vous ne contrôlez pas un soldat athlétique et entrainé. Les déplacements sont plutôt lents même en pleine course, l’aspect « fisheye » de la caméra est parfois dérangeant, l’inertie est très présente et les mouvements de votre pistolet rendent vain tout espoir de précision (un conseil, visez au juger et assez bas) mais c’est l’idée derrière Better Than Dead. Parfois vous touchez un ennemi mais il ne meurt pas tout de suite, même au sol, il ne faut pas hésiter à les achever, ça reste dans l’esprit du jeu !

Ma progression s’est arrêtée faute de niveaux après environ 1h30 de jeu. En effet, il n’est pour le moment pas possible de rejouer un niveau seul, il faut recommencer la partie… Etrange choix du développeur mais l’option devrait arriver, elle est simplement grisée dans le menu. A ce propos, j’aimerais également pouvoir ôter le floutage sur les personnages car après tout, je suis adulte et conscient de ce à quoi je joue.

Proposé pour le moment à 15€, le jeu s’avère un bon exutoire après une journée pourrie mais manque encore d’un je-ne-sais-quoi qui donnerait envie d’y retourner encore et encore (sauf si votre vie n’est composée QUE de journées pourries bien entendu). Gardez à l’esprit que c’est encore une version non terminée ; en tout cas, je pense revenir goûter à ce PFPS nerveux et débridé une fois qu’il sera sorti en 1.0.
Genre : FPS
Développeur : Monte Gallo
Editeur : Microprose
Date de sortie en Accès Anticipé : 12 mai 2026
Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Genre : FPS