Kick Ass 1, 2 et 3 : le super héros s’en prend le…

Ici, je ne parlerai pas directement de deux films Kick Ass, mais de la trilogie en comic books paru chez panini comics. Véritable phénomène puisque le comic est quasiment adapté au cinéma en même temps que sa sortie papier. Différent, mais racontant la même histoire en fonction de son média, Kick Ass avait tout pour devenir culte sur tous les supports. Un premier film réussi a mis tous les feux au vert et le second film moins réussi a enterré les espoirs de clore la trilogie au cinéma. Les comics ont continué leur chemin et terminé l’histoire de Kick Ass.

Encore une histoire de super slips ?

Une de plus, c’est un peu la réaction que l’on peut avoir en lisant Kick Ass. S’il l’on reste à la surface, il y a le premier tome qui fait dans l’Origin Story, le second qui fait dans la création d’une équipe de super-héros et le troisième qui viendra conclure l’ensemble avec la découverte du méchant très méchant encore plus méchant que les autres.

Mais Kick Ass, c’est surtout l’histoire d’un jeune garçon qui veut devenir le premier vrai super héros. A l’heure des réseaux sociaux, de MySpace (mouahahah), Twitter et autres, faire le buzz est tellement simple qu’un acte totalement inconscient va faire de Kick Ass une star en lieu et place du crétin qui se ballade en tenue de plongée. Et là, tout part en vrille, va très loin dans la violence et rappelle à chaque instant que le monde de Kick Ass est plus proche du monde réel que du monde des comics.

La violence est extrême, la souffrance aussi et se frotter à la mafia a des conséquences bien plus importantes qu’une petite tape sur les doigts. Les super héros sont souvent bien plus ambigus et Hit Girl, produit de la fascination de son père pour les comics, en est le parfait exemple. Le personnage est très jeune et rappelle fortement la figure du super héros qui va combattre l’injustice.

Un John Romita Jr en grande forme.

Le trait de Romita Jr réussit à rendre les personnages attachants dans leur quotidien tout en plaçant les poses iconiques propres aux comics de super héros. La violence n’est jamais édulcorée et encore moins magnifiée. Elle est brute et les coups font mal, très mal.

Au fil des trois tomes, le trait reste constant dans sa qualité et l’on sent le plaisir du dessinateur à faire vivre ses personnages très ordinaires.

Une déconstruction du mythe du super héros

Mark Millar a fait de la déconstruction du mythe du super héros une des pierres angulaires de son travail depuis très longtemps. Dans Kick Ass, il va plus loin en rappelant que les super héros des comics ne sont pas réels et amène une belle réflexion sur la part du fantasme dans la réalité. C’est flagrant dans l’évolution de la trilogie, où le personnage de Dave va devenir Kick Ass, vouloir créer son équipe avec pas mal de déconvenues et finalement, revenir à sa vie normale.

Hit Girl passera par la situation inverse : super héroïne, devenir normale et retrouver ce qu’elle est au fond, une super héroïne badass ultra violente.

Alors, c’est bien ?

Kick Ass est une excellente trilogie qui mérite une lecture voire même sa place dans une bibliothèque tant il constitue l’œuvre ultime sur cette place du super héros dans la société que questionne Mark Millar.

A lire absolument.

Titre : Kick Ass (3 volumes deluxe)

Auteur : Mark Millar

Dessin : John Romita Jr

Editeur : Panini Comics pour la VF et Marvel Comics dans la collection Icon Comics pour la VO

Contenu annexe : 2 films, un spin off et une suite.

Machiavel

Toujours à l'affût de ce qui peut piquer ma curiosité, peu importe le domaine avec une légère préférence pour les jeux vidéo, le cinéma, la littérature, les séries TV, les jeux de société, la musique, la gastronomie, les boissons alcoolisées et quelques autres petites choses . Ma curiosité est telle le tonneau des danaïdes, sans fond.

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