Hearth and Hamlet
C’est officiel, je suis maintenant accroc aux Incremental et autres clickers, Hearth and Hamlet étant le quatrième que je teste en quelques semaines. Oui cela peut sembler peu tellement il y a de sorties mensuelles dans le genre mais je préfère ne pas m’éparpiller, surtout après mes expériences en demi-teinte que furent Trees Inc. et Humans vs Orcs.
Mais voilà, Hearth and Hamlet présentait bien avec ses airs de city builder, son monde pixelisé et sa promesse d’une expérience cozy. C’est donc confiant et motivé comme jamais que je me suis échauffé pour cliquer dans tous les sens. Et les débuts, où on démarre avec deux pauvres cahutes, furent… assez difficiles.

Je sais que l’intérêt du genre vient dans la montée en puissance, la sensation d’avoir une machine qui s’emballe. Là avec Hearth and Hamlet, on a plutôt l’impression, pendant les premières heures, de faire du surplace. Les ressources mettent des plombes à être récoltées, tout coûte un bras et il ne se passe pas grand-chose d’intéressant. Ce qui ne donne pas spécialement envie de continuer à jouer il faut le dire.
Et je pense que c’est d’ailleurs un gros défaut du jeu, cette lenteur au départ qui dure bien trop longtemps et qui poussera à n’en pas douter les joueurs les moins patients à demander un remboursement.

Heureusement pour moi, j’ai écouté les commentaires laissés sur Steam et ai laissé le jeu tourner, faisant autre chose à côté (oui le idler n’est pas là pour rien dans la fiche). Et je dois dire qu’après un bon moment, mon village a commencé à ressembler à quelque chose, des ennemis dont je devais repousser les attaques sont apparus, de nombreuses ressources ont aussi débarqué.
Et mine de rien, Hearth and Hamlet prend un tout autre aspect à partir de ce moment-là. La campagne est agréable à suivre – vous démarrez comme réfugié et devez bâtir un royaume capable de rivaliser avec ses voisins – et se déroule exactement comme dans un city builder.

Et c’est d’ailleurs un des petits pièges de Hearth and Hamlet : il se présente comme un city builder mais le joueur n’a absolument pas la main sur quoi que ce soit niveau personnalisation du village. On lance une amélioration des maisons et hop, plusieurs bâtiments apparaissent. C’est joli mais gardez à l’esprit qu’il n’y a aucun moyen de personnaliser cela.
Idem pour la partie combat, vous vous contentez de recruter des gardes qui latteront les ennemis dans le coin inférieur gauche de l’écran. Au mieux vous aurez quelques pouvoirs à activer pour améliorer leurs stats ou recruter plus vite.

Hearth and Hamlet est comme ça, à mi-chemin entre l’incremental et le city builder à qui il emprunte la présentation. C’est une bonne et une mauvaise chose car à n’en pas douter de nombreuses personnes l’achèteront par erreur.
La campagne est assez longue, comptez une bonne quinzaine d’heures selon votre disponibilité à venir cliquer au bon moment et globalement l’expérience est agréable. Le plaisir de voir grandir votre hameau est grand, tout comme la sensation de mettre en place une économie florissante (vous pouvez même lancer manuellement des caravanes pour exporter des ressources).
Je ne suis pourtant pas enthousiaste à 100% devant le titre, dont le démarrage poussif et le côté idler un peu trop poussé pour moi me font lui préférer des titres plus dynamiques, même si plus courts, comme All Hail the Orb. Mais n’allez pas pour autant le mettre en ignore list car pour son prix tout doux (8€), il offre quand même une expérience tranquille et agréable.
Genre : Incremental Idler
Développeur : Phorust Studios
Editeur : Runic Forge, Gamersky Games
Date de sortie : 19 Août 2026
Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Genre : Incremental Idler