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Early Access: TFC2: The Fertile Crescent 2 – Collapse of the Bronze Age

Je ne vous en avais pas parlé au moment de sa sortie en 2024 mais TFC: The Fertile Crescent m’avait bien tapé dans l’œil, avec sa direction artistique en pixel art et ses mécaniques de STR classiques mais efficaces. Et accessoirement la période historique traitée, l’Age de Bronze au Proche-Orient. Ça n’est pas commun du tout et c’est une période riche avec de nombreux empires se chipotant continuellement.

Si le jeu est passé relativement inaperçu malgré ses qualités, il a permis de faire connaître Wield Interactive et de les mettre sur le radar de nombreux joueurs. Qui se sont de toute évidence jetés sur TFC2: The Fertile Crescent 2, qui vient tout juste de sortir en Early Access.

Alors je sais, quand on lit la dernière phrase, on a tendance à imaginer un titre tout pété, foisonnant de bugs et injouable. Je vous rassure tout de suite, The Fertile Crescent 2 est très propre sur lui et ne manque, pour le moment, que de la totalité de ses missions. Si vous l’attaquez maintenant, vous n’aurez que deux actes en plus du prologue, ce qui représente tout de même de très nombreuses heures de jeu.

The Fertile Crescent 2 se situe après le premier titre, à la fin de l’Age de Bronze. On y dirige une équipe de réfugiés pris dans la tourmente des conflits entre Assyriens, Hittites et autres étranges Peuples de la Mer. Autant vous dire qu’on ne va pas partir sur un city builder mais sur un titre de stratégie temps réelle que ne renieraient pas les fans d’Age of Empires.

Votre équipe, menée par une grand-mère conduisant une mule (et rien que pour ça vous êtes obligés d’acheter ce jeu) va fuir devant les envahisseurs, aidant de leur mieux les autres rescapés et apprenant en passant comment ne pas se faire raser sa base par le moindre brigand en maraude. Un long tutoriel donc, réparti sur le prologue et l’acte 1, qui vous permettra de vous remettre en selle tranquillement. En suivant une histoire intéressante, ce qui n’est pas plus mal.

Je sais que j’insiste lourdement à chaque fois mais il y a des gens qui jouent en solo aux STR et city builders et qui aiment avoir une histoire à suivre. Cela favorise l’immersion et tout le monde n’a pas envie d’humilier en ligne son prochain. Donc joueurs solos, oui The Fertile Crescent 2 dispose d’une vraie histoire et oui elle est intéressante à suivre.

Au niveau des mécaniques de jeu, sortez les charentaises et le chocolat chaud, vous allez très vite être comme à la maison : un bâtiment principal qui produit des paysans, des paysans qui récoltent des ressources (métal, nourriture, argile et bois), des ressources qui servent à construire des bâtiments et unités et des unités qui sont réparties en archers, troupes de corps à corps ou de siège. Ajoutez une pincée de héros, très fort mais pas non plus immortels, des avant-postes à établir un peu partout et surtout une gestion des ressources à maîtriser.

Parce que dans The Fertile Crescent 2, les gens consomment en continu de la nourriture. Oui je sais, c’est fou. Donc à cette époque non seulement tout coûtait des ressources, mais il y avait en plus un coût d’entretien continu. Et comme si ça n’était pas assez contraignant, c’est l’abondance de nourriture dans votre royaume qui va conditionner la rapidité à laquelle vous débloquez des points de recherche.

Et qui permet aussi à votre peuple de ne pas mourir de faim (si si, c’est vraiment implémenté. Oui, dans un STR). Tout ceci oblige bien entendu à toujours produire et à constamment rechercher de nouveaux filons car, mis à part les fermes, les ressources s’épuisent.

Cette mécanique force les joueurs à ne pas rester enfermés dans leur base derrière leurs murailles, surtout que celles-ci ne sont pas si efficaces que ça. En même temps on est à l’Age de Bronze donc ça semble logique… Les cartes n’étant pas non plus gigantesques, il est néanmoins possible – et recommandé – de s’appuyer sur le décor comme les montagnes pour créer à moindre frais des goulets d’étranglement où masser vos troupes défensives.

Mais n’allez pas croire que The Fertile Crescent 2 n’est réservé qu’aux joueurs solos. Il est bien entendu possible de jouer contre des humains ou IA, en skirmish paramétrables et tout ce qui va bien. Bien entendu, fidèle à la réputation de joueurs asociaux de Dystopeek, je me suis bien gardé d’aller défier qui que ce soit.

Vous aurez probablement noté que The Fertile Crescent 2 ne dispose d’aucune mécanique révolutionnaire et qu’il ne s’illustre que grâce à sa direction artistique et sa totale maîtrise des codes d’antan. Et figurez-vous que… ça suffit amplement et qu’une fois le jeu lancé, vous ne relèverez pas la tête de sitôt. Oui marrez-vous, levez les yeux au ciel en lisant ça. Mais essayez-le quand même pour voir si j’ai tort.

Et que tous les petits vieux qui chouinent que le temps réel c’est nul et que ça va trop vite se rassurent : il y a une pause active. Ce qui veut dire que vous n’avez plus la moindre excuse. Et quant à ceux qui sont (comme moi) très difficiles concernant le zoom, sachez qu’il est possible de passer de la tête collée à la moquette à une vision d’ensemble de la carte en un coup de molette.

Solide, attachant avec son histoire prenante et son pixel art mignon tout plein, The Fertile Crescent 2 séduira les amateurs de vieux STR tout comme les nouveaux venus qui cherchent un titre intéressant nécessitant un minimum de réflexion dans la gestion des ressources. Notez aussi qu’en attendant que le deuxième volet sorte d’Early Access, vous pourrez jouer au premier qui vaut moins de 11€. Allez, je compte sur vous pour craquer !

Genre : Stratégie Temps Réel

Développeur : Wield Interactive

Editeur : MicroProse Software

Date de sortie en Early Access : 18 août 2026

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Harvester

Collectionneur compulsif et un peu trop passionné, accumule jeux et livres en essayant d'entraîner un maximum de gens dans ses vices...

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