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Deer & Boy

S’il y a un genre que j’apprécie de plus en plus, c’est les walking sim tranquilles – comme Will Follow the Light pour ne citer que le plus récent – mais aussi les jeux comme Deer & Boy, qui ne sont en fait que des walking sim sous un air de plateformer. Ils proposent une expérience tranquille, avec une histoire généralement travaillée et sont courts, ce qui permet d’en voir le bout sans y consacrer des dizaines d’heures. Et de nos jours, c’est un réel plus.

Deer & Boy vous dirigez un enfant qui s’enfuit de chez lui une nuit et qui va vivre une très belle et très triste aventure, le tout en vue de côté. Vous allez courir vers la droite, sauter, grimper, résoudre des petits puzzles, le tout avec un gameplay limité mais calibré pour vous permettre de vous focaliser sur l’aventure et vous offrir un tout petit challenge qui ne sera jamais frustrant.

Sur le papier c’est simple et efficace. Dans les faits, c’est… simple et efficace et diablement accrocheur. Si aucun mot n’est prononcé durant toute l’aventure, qui dure environ 4 heures, les mimiques, bruitages et autres animations vont plongeront dans ce conte bien plus efficacement que de longs pavés de texte.

L’aventure de ce jeune homme l’amène très vite dans une forêt où il va rencontrer un faon dont la maman est tuée sous ses yeux. Je vous ai prévenus, il va falloir sortir les mouchoirs. Le garçon prend donc le faon avec lui et continue son aventure, le tout avec force petits bruits mignons et autres câlins qui feraient fondre le cœur de Baalim, s’il en avait un.

Cette première phase du jeu vous oblige à régulièrement déposer le sac à dos – qui vous empêche de sauter – et à chercher un moyen de franchir l’obstacle. C’est toujours très simple et évident, cela permet juste de rompre la monotonie de la course vers la droite. Il y a des gens à éviter et surtout une étrange matière noire qui prend possession des êtres vivants. A vous de ne pas rester trop longtemps dedans !

Mais le temps passe et le petit faon grandit et se découvre un pouvoir : il génère de la lumière avec ses bois, lumière qui vous permet de faire disparaître la matière noire. Il peut aussi vous soulever pour atteindre des plateformes autrement hors de portée. Une manière d’introduire une nouvelle mécanique, à laquelle s’ajoute la possibilité de lui désigner des éléments avec lesquels interagir.

Plus le joueur avance, plus la relation avec le cerf devient fusionnelle et on s’amuse à découvrir de nouveaux environnements tout en résolvant les petits puzzles rencontrés ici et là. On traversera des entrepôts, des usines, un petit marécage, une cabane abandonnée dans la neige (en étant poursuivis par des loups !) et des grottes. Dans lesquelles se produiront… vous verrez bien.

Car je ne vais pas vous raconter comment Deer & Boy fini, la fin apportant toutes les réponses au pourquoi du comment de cette aventure (spoiler alert : sortez les mouchoirs. Plein). C’est beau, triste et très bien amené malgré le manque de dialogues.

Deer & Boy propose une très belle aventure, bien rythmée tout en restant accessible. Les passages de plateformes ne sont jamais bien longs, les environnements changent très régulièrement et même si on se demande un peu où on va, tout se fait de manière fluide et naturelle.

Le level design est très bon et la relativement faible durée de vie n’est en rien un obstacle tant le tout est équilibré.

Graphiquement c’est superbe comme vous pouvez le voir, très propre techniquement et malgré un souci de son mal mixé – avec par exemple des bruits de pas bien trop forts – la bande son est très belle. Mention spéciale aux petits cris du faon qui panique quand vous vous éloignez trop ou aux gloussements quand vous le câlinez.

Je vous recommande donc chaudement Deer & Boy pour la très belle aventure qu’il vous propose, tant spirituelle que géographique. Les environnements sont superbes, l’immersion totale et si le gameplay est un peu limité, le jeu n’est en rien ennuyeux. Un gros coup de cœur de l’été !

Genre : Cinematic platformer

Développeur : Lifeline Games

Editeur : Dear Villagers

Date de sortie : 23 juin 2026

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Harvester

Collectionneur compulsif et un peu trop passionné, accumule jeux et livres en essayant d'entraîner un maximum de gens dans ses vices...

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