Early Access: Until North Ends
Je vous en parlais dans mon article sur Aska et le moment est enfin venu de parler de lui : Until North Ends. Le jeu qui, des 4 reçus plus ou moins en même temps, fait potentiellement le moins rêvé. Celui développé dans un coin par un gars, que j’imagine bien entendu barbu et nourri à même la boîte de conserve. Ces clichés mis à part, voyons pourquoi les apparences peuvent être trompeuses et pourquoi vous devriez vraiment vous penchez sur le premier jeu d’Unknown Hex.
Bob – je n’ai pas trouvé son nom donc nous l’appellerons Bob – adore les Open Worlds, la survie et le crafting. Mais Bob est comme moi, comme vous : il y a beaucoup de choses qui l’ennuient dans les productions habituelles. Alors Bob s’est retroussé les manches et nous livre sa version fantasmée de ce que doit être un jeu dans ce genre.
Tout d’abord, il le faut en low poly, vu de haut. Oui à l’ancienne, parce qu’avant c’était mieux. Ensuite, il faut qu’il vous donne envie de partir à l’aventure, pas qu’il vous bloque sur 4m² à ramasser des brindilles pendant des heures. Alors pour ça, une touche suffit. Pas d’animation inutile. Vous voulez couper un arbre ? Ça fera 4 coups de hache et tout arrivera directement dans votre inventaire.
Et rien que ça, cela change la vie : la collecte de ressources se fait très rapidement, quelques minutes à peine après avoir débarqué dans une zone on est déjà à construire une gigantesque baraque avec vue sur l’océan, établi et chandelle sur la table en options.

C’est rapide, ultra intuitif (même si je dois avoir que le système de déblocage des recettes est un peu obscur) et cela donne envie d’une chose : de se faire un joli petit logement et de… partir à l’aventure. Parce que oui, la région recèle de coins à découvrir, de cavernes à explorer, avec tout ce qui va bien de dangers.
Et le monde d’Until North Ends en est largement pourvu, entre les animaux sauvages qui n’hésitent pas à vous foncer dessus et les revenants et autres humains, squelettes et monstres qui hantent certaines zones. Il faut alors s’équiper (je vous ai dit que c’est relativement facile de crafter ?) selon son style de jeu (attaques au corps à corps ou à distance) et prendre son courage à deux mains.

Et surtout ne pas hésiter à prendre les jambes à son cou et revenir avec un meilleur équipement et en profiter pour explorer. Avec LE truc cool d’Until North Ends pour le moment : le bateau. Oui c’est tout con mais quelques dizaines de minutes après avoir débuté votre partie, vous pouvez déjà vous construire un bateau. Et là, à vous les raids et l’exploration faciles. Un coin regorge de ressources ? Hop on débarque, on pille tout vite fait et on remonte dans le bateau dès qu’on prend l’aggro. C’est un peu lâche mais terriblement efficace et cela permet d’accéder à des ressources autrement inaccessibles par voie terrestre, le tout sans mourir en boucle.
Until North Ends est donc un jeu de survie qui, sous un aspect un peu cheap ou amateur, parvient parfaitement à capturer l’esprit du genre et à offrir au joueur très gratifiante et agréable. La progression est constante, le manque total de tutoriel et de guide, qui pourrait être considéré comme un défaut pousse au contraire à constamment expérimenter pour découvrir de nouvelles recettes et le jeu conserve un côté frais et léger tout à fait satisfaisant.

Attention, n’allez pas pour autant croire que le jeu est simpliste et n’a aucune profondeur, bien au contraire. Il y a déjà des tonnes de choses à crafter, de très nombreux biomes à visiter et si cela manque encore un poil de contenu, n’oublions pas que le jeu est encore en Early Access et ne va faire que s’étoffer.
Le développeur a donc une multitude de petites choses à régler, comme des petits bugs ici et là, une interface pas toujours claire et un léger manque d’aide parfois. Attention je ne demande pas que le jeu nous prenne par la main, bien au contraire ! Ce petit côté découverte par l’expérience est tout à fait appréciable et le style s’y prête admirablement.

Bob (le développeur d’Unknown Hex, suivez un peu) a donc réussi son pari fou de faire un très bon jeu de survie-crafting, qui tient la dragée haute à la concurrence sans guère forcer. Pensez-donc, il reste encore plein de choses à faire, comme étendre le monde, créer de nouveaux donjons, de nouveaux objets (…) mais déjà la prise en main et le plaisir sont immédiats.
Seul ou à plusieurs (oui on peut y jouer avec des gens, et même des gens que l’on connait, c’est un concept fou ça), est donc mon chouchou dans le lot des jeux arrivés tous ensemble. Son parfait équilibre entre exploration et crafting, sa technique simple mais efficace qui le fera tourner sur tout et n’importe quoi et l’amour qu’il irradie me font vous hurler de vous le prendre là maintenant tout de suite pour offrir à Bob de quoi manger. Parce que le régime bière-pizza ne va pas être viable très longtemps. Quoi que le fait que Baalim soit encore en vie après toutes ces années tendrait à prouver le contraire…
Genre : Survival
Développeur : Unknown Hex
Editeur : Unknown Hex
Date de sortie en Early Access : 31 août 2026
Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Genre : Survival