Jurassic World Evolution 3: Crocodilia Coast
Je sais, je suis à la bourre pour vous parler de Jurassic World Evolution 3 mais la sortie du DLC Crocodilia Coast me donne une excellente raison de le faire, surtout qu’il s’est bien passé 7 ans depuis la dernière fois où on a parlé de cette franchise. Et avant que vous ne vous posiez la question, oui j’ai joué au deuxième épisode.
Qu’est devenue la série depuis toutes ces années ? Et bien… rien de bien neuf, si ce n’est que toutes les mécaniques ont été peaufinées et que le titre ronronne parfaitement maintenant. Vous retrouverez donc un excellent jeu de gestion de parc d’attractions – ces dernières étant de bons gros dinosaures bien gigantesques – sans grand challenge économique mais avec une campagne dynamique et surtout… des dinosaures dans tous les sens.
Oui, cela peut sembler évident mais jouer à Jurassic World Evolution 3 c’est prendre tout ce qui vous plaît dans les films sans les histoires idiotes. Chaque scénario de la campagne vous place devant un challenge différent : ici il faudra relancer un parc où tout a été laissé à l’abandon, là il faudra réussir à avoir des dinosaures capables de se… reproduire, j’en passe et des meilleures.
Oui, se reproduire, car c’est la principale innovation de ce troisième opus : l’Homme a enfin réussi à produire des dinosaures capables de se reproduire et donc ne nécessitant plus ‘intervention humaine pour survivre. Parce que comme vous le savez sûrement si vous regarder les films et avez joué au précédent, les dinosaures ont colonisé certaines parties de notre bonne vieille planète bleue. Bon ok, techniquement elle est plus à eux qu’à nous vu le temps passé dessus.

Petit twist scénaristique, qui vous fera parcourir toute la planète : le groupe éco-terroriste Extinction Now viendra vous mettre des bâtons dans les roues et provoquera pas mal de petits désagréments dans vos parcs. Oui c’est le terme que j’emploie quand la moitié de mes visiteurs servent de casse-dalle à une meute de vélociraptors.
A l’instar des Two Point, vous allez donc sautez d’un lieu à l’autre, profitant des choses débloquées dans un lieu pour avancer sur d’autres, lançant des recherches pour découvrir de nouvelle espèces (il y en a 85), créant de gigantesques lagons, volières ou enclos pour avoir les dinosaures les plus heureux – et visibles- possible.

Comme vous le savez maintenant, le jeu ne propose aucune difficulté pendant la campagne, on est vraiment dans de l’aménagement de parc avec un fort accent mis sur l’aménagement des enclos avec le bon type de terrain, de couvert et autres tapis herbeux. C’est vraiment la partie la plus amusante et vous vous retrouverez bien vite comme moi en mode bac à sable à créer un enclos gigantesque où tous les dinosaures cohabiteront plus ou moins pacifiquement.
Le jeu étant superbe et très fluide, c’est un réel plaisir de voir alors les différents animaux mener leur petite vie, quel que soit leur environnement (marin, aérien ou terrestre). Petit bémol sur les volières par contre, que je trouve bien trop étriquées. Par contre, les éléments de décor pour les visiteurs, qui sont un peu secondaires dans ce jeu soyons honnêtes, sont bien plus nombreux qu’avant et permettent de faire de belles thématiques.

Vous l’aurez compris, vous n’achèterez pas Jurassic World Evolution 3 pour son challenge économique ou son optimisation de quoi que ce soit, si ce n’est de la place et des enclos. Non, dans ce jeu vous n’allez d’avoir d’attention que pour les dinosaures, leur découverte via l’analyse des fossiles et leur élevage dans le meilleur enclos possible. C’est pour cela que le nombre impressionnant d’espèces différentes permet de voir venir, surtout quand on sait qu’il faut trois environnements différents pour en profiter.
Il était donc évident que Frontier Developments allait continuer à tabler sur cela pour se faire un peu plus d’argent. Vous n’allez pas les blâmer, vous faites la même chose avec des bébés Diplodocus ! Bon par contre, là où cela est plus gênant, c’est que les différents DLC ont tendance à ressortir des espèces qui étaient déjà fournies dans les précédents titres Et niveau tarifs, ça picote un peu !

Si on prend l’exemple de Crocodilia Coast, pour 15€ vous avez différents éléments de décor et cinq nouvelles espèces, plus ou moins liées au crocodile préhistorique : le Deinosuchus, Postosuchus, Desmatosuchus, Styxosaurus, et le Shonisaurus. C’est pas mal mais… c’est aussi bien trop cher pour ce que cela apporte. Vous auriez pour le même prix une ou deux nouvelles cartes et 10 espèces, là oui. Ou même une nouvelle campagne comme dans Rebirth.
Mais en l’état, difficile de vous recommander Crocodilia Coast, qui ne satisfera guère que les plus mordus du titre. Mais quand je vois la longueur de la campagne, la dizaine de challenges sur des cartes dédiées ainsi que le mode bac à sable, je me demande s’il est bien raisonnable de dépenser déjà plus d’une cinquantaine d’euros en DLC.

Jurassic World Evolution 3 et ses prédécesseurs restent d’excellents titres qui raviront les nostalgiques et les amateurs de parcs d’attraction grâce à la beauté de ses dinosaures et de leurs animations. Le contenu du jeu de base est conséquent et il serait dommage de se laisser emporter dans des dépenses trop élevées avec une série de DLC un peu trop fainéants et trop chers.
Attention Frontier, les fans n’ont pas des poches sans fond ! Restez raisonnables, prenez et finissez le jeu de base et attendez de grosses promos pour prendre le reste.
Genre : Gestion
Développeur : Frontier Developments
Editeur : Frontier Developments
Date de sortie : 11 août 2026
Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Genre : Gestion