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Duskfade

Les jours et les nuits d’un pigiste chez Dystopeek se suivent mais, à l’évidence, ne se ressemblent pas. Après le chouette mais moche Din’s Champion, j’enchaîne avec Duskfade, créé par Weird Beluga (les gars, c’est peut-être pas une bonne idée de laisser l’IA choisir votre nom) et édité par Fireshine Games. Disponible sur consoles et PC, le jeu vous met dans les bottes de Zirian, parti à la recherche de sa sœur aînée, brillante horlogère, disparue dans une tour qui a eu le bon goût de s’autodétruire dans la foulée alors que notre brave héros reprenait à peine ses esprits.

C’est à cette occasion que Zirian rencontrera un oiseau mécanique qui semble justement avoir été créé par sa sœur, bien que la mémoire lui fasse légèrement défaut, et qui va lui sauver la peau in extremis. Dans la foulée, une gigantesque tour apparait à l’horizon et plonge le monde de Zirian dans une nuit éternelle alors que d’étranges chaînes semblent désormais la relier aux différentes régions du monde.

Ça sent donc un peu l’embrouille et ça incite fortement notre jeune héros, déjà à la recherche de sa sœur, à enquêter sur ce timing suspect et cette mystérieuse tour qui bouleverse la vie des lumines, peuple éthéré local qui semble désormais seul au monde depuis la disparition de la majeure partie de l’humanité. Zirian et sa sœur exceptés. Faut suivre, les gens !

Et le moins qu’on puisse dire dès les premiers instants, c’est que les développeurs ont clairement entendu nous en mettre plein les mirettes. Et ils y parviennent de fort belle manière.

Un petit côté Disney x Square Enix ?

C’est bien simple : ce jeu est une véritable usine à screenshots tant chaque image, chaque effet lumineux donne envie de s’attarder une minute pour prendre une capture d’écran. Avec son look et son character design qui évoquent sensiblement Disney et la série Kingdom Hearts (grosses têtes, gros pieds, corps tout riquiquis, du super deformed, quoi), le moins qu’on puisse dire, c’est que le jeu ne laisse pas indifférent.

Et la bonne nouvelle, c’est que ce visuel de toute beauté va de pair avec une fluidité exemplaire. Le jeu tourne extrêmement bien en 1440p sur ma machine avec tous les réglages au max. Pour rentrer un peu plus dans les détails techniques, l’optimisation est vraiment au rendez-vous. Le framerate reste vissé à 60 images par seconde, même lorsque les effets de particules saturent l’écran lors des gros affrontements. Les temps de chargement sont pour ainsi dire invisibles, et cerise sur le gâteau, l’ensemble tourne comme un charme sur Steam Deck sans faire hurler les ventilateurs, ce qui en fait un excellent compagnon de voyage.

Vous voyez la grosse méchante chaine ?

Manette en main, Duskfade joue une partition assez classique, loin d’être désagréable, puisqu’il prend la forme et les mécanismes d’un jeu de plateforme / action à la Jak and Daxter. Notre vif et bondissant héros dispose d’une épée / outil qui, là aussi, rappelle ostensiblement la série Kingdom Hearts, et qui lui permet de donner des coups vifs et rapides ou d’autres coups plus lents mais également plus forts.

Afin de se débarrasser de ses ennemis, Zirian dispose également d’un dash qui lui permet, si le timing est bon, de réaliser une esquive et de ralentir le cours du temps afin de prendre l’ascendant sur l’ennemi (en d’autres termes, de le latter et de le trucider). Rajoutons à cela qu’il lui est possible de cibler un adversaire précis, fonctionnalité qui va s’avérer bien utile vu que les combats se déroulent souvent en groupe dans lequel notre personnage doit faire fi de son désavantage numérique.

Vous aussi, vous en avez marre des jeux tout gris ?

Ainsi que le joueur l’apprendra plus tard, l’épée lui permet également de renvoyer les projectiles à leur expéditeur, ce qui permet des séquences de combat très dynamiques et bien énervées. Enfin, notre héros peut collecter des fioles en forme d’étoile qui lui permettent de disposer d’une recharge activable avec une gâchette pour remonter un peu son niveau de vie.

Entre chacune des phases de combat (qu’on voit un peu venir avec leurs gros sabots et leurs belles arènes pas du tout suspectes), on trouve d’assez classiques mais très chouettes et très bien réalisées scènes de pure plateforme. Zirian devra y trouver comment franchir différents obstacles plus ou moins piégeux et mortels grâce à un saut, un double saut et une ruade qui lui permettra, en plein vol, d’atteindre les rebords les plus éloignés et difficiles d’accès.

Va pas falloir se louper à l’arrivée

Assez classiquement, le jeu indiquera au joueur la suite du parcours grâce à des indicateurs de couleur jaune plus ou moins discrets. L’air de rien, ça casse peut-être un peu l’immersion mais ça empêche de s’énerver en cherchant désespérément où peut se trouver cette saleté de sortie. Fort heureusement, notre personnage répond au doigt et à l’œil, de telle sorte que c’est un véritable plaisir de traverser les différents obstacles tels que les ponts qui s’écroulent sous vos pas, les ressorts d’horlogerie en mouvement, les passages électrifiés, les plantes explosives, etc.

Comme vous pourrez vous en douter, votre périple vous amènera dans les différentes régions que les chaînes ont reliées à la tour mystérieuse (faites un lancer de dé : si vous faites moins de 3, vous avez déjà oublié le début du test et vous devez revenir à la première ligne ; si vous faites plus de 3, félicitations, vous n’avez pas développé le syndrome de l’attention réduite et vous pouvez poursuivre votre lecture).

Que serait donc un jeu vidéo sans grand méchant boss ?

Afin de vous aider dans votre aventure, il sera possible d’acquérir, moyennant des cristaux collectés tout au long du parcours, diverses améliorations pour votre coucou mécanique et pour vous-même. Question durée de vie, vous en aurez pour votre argent avec Duskfade puisqu’il faudra compter une douzaine d’heures pour voir défiler le générique de fin si vous suivez l’aventure en ligne droite (notez bien que je suis loin de la fin et que je me contente de citer servilement howlongtobeat.com en bon pigiste que je suis).

Les plus acharnés et compulsif pourront rajouter 5 ou 6 heures au compteur, histoire de trouver tous les cristaux cachés et débloquer le maximum d’améliorations. C’est une durée de vie qui me semble raisonnable pour ne pas lasser le joueur, à l’instar de Kena: Bridge of Spirits, dans un genre pas si éloigné.

Sérieusement, c’est pas beau ?

A tous points de vue, Duskfade apparait comme une réussite indéniable : magnifiquement réalisé, agréable à prendre en main et doté d’un world et character design de haut vol, c’est une des plus belles surprises de ces derniers mois.

Weird Beluga Studio, dont je n’avais jamais entendu parler du premier jeu, Clid the Snail, réalise ici un coup de maître. Vous aimez la plateforme et les jolies couleurs pastel ? Vous savez donc quoi faire.

Genre : Action, Aventure, Plateforme 3D

Développeur : Weird Beluga

Éditeur : Fireshine Games

Date de sortie : 13 août 2026

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Baalim

Vieux joueur, atariste convaincu, collectionneur de trucs bizarres et hétéroclites, geek à ses heures perdues, pratiquement certain de n’avoir rien signé et de ne pas être payé, il se demande encore ce qu’il fait là.

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