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Early Access: Ludus Magnatus: Gladiator Manager Simulator

Je ne sais pas ce qu’il y a ces temps-ci, mais les jeux de gladiateurs semblent revenir à la mode. Il y a quelques titres qui vous permettent d’incarner un de ces combattants professionnels, mais généralement ce sont des jeux de gestion de Ludus, comme Ludus Magnatus: Gladiator Manager Simulator, qui nous intéresse aujourd’hui.

L’approche est originale, avec des clubs dont on peut prendre les commandes (j’ai bien entendu sélectionné le Burdigala Bulls), répartis sur 7 divisions, avec bien entendu une coupe (du monde ?) à élimination directe. Les matchs ont lieu toutes les semaines et vont du 1vs1 au 5vs5. Une victoire fait gagner 3 points, comme au foot.

La sensation d’être devant un Football Manager – léger certes – est belle et bien présente lorsqu’on lance Ludus Magnatus: Gladiator Manager Simulator. Vous avez un onglet pour l’effectif, un pour l’entraînement… Si vous avez déjà joué à un kekchose manager, vous savez jouer à la production de Contec Games.

Les débuts sont comme souvent pathétiques : vos gladiateurs sont en slip et se battent à mains nues. On a vu plus glorieux ! Mais heureusement, gagner des combats va vous apporter de la gloire et surtout de la thune, indispensable ! Et je pèse mes mots car si dans les jeux de management normaux on peut espérer faire quelque chose avec les moyens de départ, en jouant avec ses jeunes joueurs par exemple, ici si vous n’investissez pas dans l’équipement, vos gladiateurs ne survivront littéralement pas au match.

A vous donc d’acheter, avec les maigres moyens de départ, de quoi équiper quelques gladiateurs. Inutile d’essayer de les équiper tous à la fois, mieux vaut investir dans de la qualité car comme vous ferez tourner vos combattants, vous pourrez redistribuer l’équipement. Si une arme semble être indispensable, il s’avère que les protections sont bien plus importantes. Etonnamment, il vaut mieux survivre que taper fort. Une belle leçon de vie que ce jeu !

Le choix au marché est très varié et les prix sont… très élevés. Il faut donc bien choisir et faire selon les spécialités des gladiateurs. Tiens, puisqu’on y est, parlons-en de vos combattants. Ils ont de nombreux attributs (force, endurance, vitalité…) et des traits (spécialiste des épées, des lances…) qu’il va falloir prendre en compte pour monter vos équipes et surtout les équiper.

Il faudra aussi penser à en nommer un Doctore pour qu’il entraîne ses petits camarades, avec toutefois la limitation de ses propres attributs. Et oui, il va falloir faire passer vos champions Doctore à un moment ou à un autre si vous voulez que vos petits gars évoluent. Je dis gars mais il est aussi possible de recruter des demoiselles. Rassurez-vous, il n’y a aucun sexisme dans ce jeu : elles prennent des taloches comme les autres une fois qu’elles sont dans l’arène !

Vous retrouverez celle-ci régulièrement, pour des matchs impliquant des équipes de 1 à 5 gladiateurs. Après avoir équipé vos poulains, à vous de déterminer un placement de départ et un comportement : défensif, offensif, focalisé sur le plus faible adversaire, chargé de défendre vos gladiateurs en difficulté… Il y a quelques comportements possibles à peaufiner.

Une fois le match lancé par contre, la mêlée dure une grosse poignée de secondes et vous n’avez aucune possibilité d’intervenir. Vous ne pouvez pas hurler d’ordres, tenter de nouvelles tactiques. C’est simplement un spectacle où les gladiateurs font pas mal n’importe quoi il faut l’avouer. A la fin du match, si vos combattants ont survécu, ils auront besoin de quelques jours pour retrouver la pleine forme, ce qui vous obligera à faire tourner (ce qu’il faut de toute manière faire pour ne pas reposer que sur quelques gladiateurs qui peuvent mourir à n’importe quel moment).

En plus de cette gestion d’équipement et de gladiateurs, vous avez aussi la gestion du ludus lui-même où vous pourrez recruter des apothicaires, des scouts qui vous permettront de trouver de meilleurs combattants au marché (où vous pourrez d’ailleurs vendre les vôtres), organiser des matchs de gala contre des animaux, des légionnaires… En clair tous les à-côtés que l’on peut attendre d’une simulation, des activités pas forcément indispensables mais que l’on fera pour briser la monotonie du championnat.

Sur le papier, et dans l’idée, Ludus Magnatus: Gladiator Manager Simulator a pratiquement tout ce qu’il faut, du moins au début. Le jeu étant encore en Early Access (mais très régulièrement patché), il y a de très nombreux points à relever. Même si la liste qui va suivre peut faire peur, sachez que le jeu est déjà tout à fait jouable et surtout intéressant. C’est juste que lorsqu’on est un habitué des jeux de management, on a quelques attentes.

L’interface tout d’abord. Elle n’est pas toujours pratique, comme lorsqu’il s’agit d’équiper les combattants pour un match. Il faut jongler entre deux écrans pour sélectionner ceux que l’on veut. C’est chronophage, surtout que cela doit être fait à chaque match. Ensuite, le comportement de l’IA. Il n’est pas toujours très logique, certaines fois vos gladiateurs vont se précipiter sur un seul adversaire alors qu’un de leurs camarades est en difficulté. Je me doute que cela va être amélioré mais pour le moment, il y a de quoi donner de grands coups sur la table.

Ensuite, concernant le marché, il serait bien de pouvoir classer et trier les équipements en vente. En l’état, il faut passer sur chaque objet, lire la description, comparer avec ce que l’on possède… On a connu plus pratique. Il serait aussi de bon goût de refaire les miniatures de chaque arme et pièce d’armure car on ne voit pas bien au premier coup d’œil à quoi on a affaire, casques exclus.

Tant que j’y suis, chouinons sur la caméra en match, qui fait n’importe quoi parfois, l’impossibilité de changer les touches et l’absence de x2 pour les combats. Les saisons sont très longues et les combats en temps réel perdent un peu de leur intérêt au bout d’un moment. Et vu qu’on ne peut même pas intervenir lors de ceux-ci, pourquoi pas un auto-resolve ?

N’ayez crainte en voyant cela, Ludus Magnatus: Gladiator Manager Simulator est quand même un jeu très intéressant. Moche, plein de petits défauts, mais intéressant. Surtout que tous ces petits défauts sont facilement corrigeables (même s’il va être difficile de changer le moteur utilisé pendant les combats, qui produit des phases assez… cocasses) et que l’équipe de développement est très active et motivée.

De plus, sachez qu’il est possible de jouer en multijoueurs, si vous avez des amis qui aiment les films de gladiateurs. Bon, il faudra que tout le monde soit vraiment investi pour tenir sur la durée, mais j’imagine que ça doit provoquer les mêmes sensations qu’à Blood Bowl, quand on arrive à tuer le champion que Kévin a entraîné pendant plusieurs saisons. Une excellente idée que de proposer ce mode, cela assurera à Ludus Magnatus: Gladiator Manager Simulator une communauté active.

Très prometteur, encore un peu aride sur la gestion des gladiateurs – auquel on peine pour le moment à s’attacher – et n’exploitant pas toutes ses possibilités, le jeu de Contec Games est à surveiller très attentivement si vous aimez les jeux de management.

Entraîner vos champions, les équiper, les envoyer combattre des loups ou des combattants trois fois mieux équiper juste pour la gloire du ludus, c’est ce que vous propose déjà Ludus Magnatus: Gladiator Manager Simulator, si vous avez de la patience et qu’un petit côté brut de décoffrage ne vous dérange pas.

Genre : Cinematic platformer

Développeur : Contec Games

Editeur : Contec Games

Date de sortie en early access : 21 juillet 2026

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Harvester

Collectionneur compulsif et un peu trop passionné, accumule jeux et livres en essayant d'entraîner un maximum de gens dans ses vices...

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