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The Day I Became a Bird

Dire que The Day I Became a Bird n’a pas soulevé beaucoup d’enthousiasme à son arrivée à la rédac est un euphémisme. EvilBlackSheep n’était pas à l’aise avec sa direction artistique, Baalim lui reprochait son manque de fusils à pompe (et le pire c’est que je n’invente même pas) et moi… disons que ça n’est pas vraiment le genre de jeu vers lequel je me tourne habituellement. Alors plutôt que de passer à côté – car le jeu m’intriguait quand même – j’ai tenté l’impensable : demander à Madame Harvesterette de le tester.

Petite précision : ma tendre moitié doit passer, en gros, une ou deux heures par trimestre devant un jeu vidéo. Oui j’ai bien écrit par trimestre. La plupart du temps c’est devant Overcooked 2, parfois devant un Mario. Donc autant vous dire que nous avons des profils différents et que c’est certainement cela qui a joué en la faveur de The Day I Became a Bird.

Me voilà donc sur le canapé, installé auprès de Madame afin d’assister à la session de jeu. La Switch 2 est démarrée, je lance le jeu et la laisse se débrouiller. Elle regarde Franck, l’écolier, s’éveiller. Elle parcourt la maison, se plie au jeu du tutoriel qui vous oblige à appuyer ici sur A, là à utiliser le stick gauche. Je m’attends à ce qu’elle me rende la manette mais non, elle continue. Sort, caresse le chien et lit les consignes.

Elle semble apprécier l’expérience, résolvant les petits puzzles, roulant sur son vélo à travers des anneaux, lisant chaque ligne de dialogue comme si elle suivait une intrigue de la plus haute importance. Rapidement le terrain de jeu change, Franck va à l’école, dialogue avec ses petits camarades et rencontre Sylvia, la petite fille qui ne s’intéresse qu’aux oiseaux. Et Franck tombe amoureux !

Il va donc se confectionner un costume d’oiseau pour que sa belle le remarque. Cela passera par la récolte de matériaux dans le parc, la découpe des différents éléments du costume. Sylvia le remarquera-t-elle, dans son costume trop grand dont tous ses camarades se moquent à l’école ? Mystère…

L’histoire de The Day I Became a Bird est mignonne tout plein et touchante, mais souffre d’un défaut : elle est très courte. Comptez une paire d’heures pour en voir le bout, avec une rejouabilité nulle. Il y a bien des étoiles à récupérer dans chaque niveau, apparaissant bien souvent lors d’interactions avec des éléments de décor, mais c’est tout et pour 15€, c’est bien peu.

C’est peut-être le seul défaut du titre, son prix. Non pas sa durée de vie, car l’histoire ne nécessitait pas non plus de s’étirer sur des dizaines d’heures, ni sa réalisation qui ne cassera pas trois pattes à un canard mais qui souffre de contrôles un peu approximatifs. Juste son prix, que j’aurai vu à 10€ grand maximum.

The Day I Became a Bird, avec ses puzzles simples, sa bande son poignante, sa direction artistique cosy et choupinou et son histoire adorable, n’est pas un jeu pour vous, amis trve gamerz. Mais par contre, c’est un titre idéal pour votre moitié si elle (ou il) ne joue pas, ou pour votre jeune enfant.

J’ai passé deux heures à observer Madame dérouler cette histoire touchante, la regarder interagir avec ses camarades de classe pour attirer l’attention de l’élue de son cœur. C’était mignon tout plein et le plus beau ? Elle a adoré ça. Ce qui, vous en conviendrez, est l’essentiel ! Son verdict : « un jeu paisible, source de sérénité ».

Genre : Visual Novel

Développeur : Hyper Luminal Games Ltd

Editeur : Numskull Games

Date de sortie : 16 avril 2026

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Harvester

Collectionneur compulsif et un peu trop passionné, accumule jeux et livres en essayant d'entraîner un maximum de gens dans ses vices...

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