I Hate this Place
Je suis un petit peu ennuyé parce que, très honnêtement, j’avais envie d’aimer ce jeu en regardant les captures et j’avais envie d’en dire du bien dans mon test. Mais, au final, I Hate this Place porte malheureusement assez bien son nom.
Sur le papier, le jeu avait tout pour me plaire : un univers sombre, un look cartoon à base de cell shading, du craft et des items à récupérer dans tous les sens et de la baston contre de méchants zombies. Qu’est-ce qui pouvait mal se passer ? Et bien, à peu près tout.

Entre le système de sauvegarde particulièrement abscons quand il n’est pas purement inexistant, les personnages raides comme des piquets, l’ambiance générale nettement plus morne que ténébreuse et ces saletés de conduits d’aération qui auraient dissuadé John Mclane de visiter le Nakatomi Plaza, il y a finalement assez peu de raisons de se réjouir et d’entrer dans l’ambiance de I Hate this Place.
Alors, bien évidemment, je ne partais pas forcément gagnant en ignorant tout du comics de Kyle Starks et Artyom Topilin dont le jeu semble être bien plus inspiré que réellement adapté. Mais reprenons les choses calmement et par le début.

En pleine nuit, Trudy et Gabby, deux jeunes adolescentes, qui se font manifestement un peu chier, décident d’invoquer un démon grâce à un rituel trouvé dans un vieux livre tout poussiéreux. Ce qui semble, somme toute, être une idée assez fantastique. Bien évidemment leur chouette soirée du samedi soir va assez mal tourner et l’invocatrice en herbe va soudainement faire pouf.
Notre héroïne, désormais fort esseulée et légèrement grognon, part à la recherche de son amie qui a réussi une assez belle boulette. Coup de bol, elle trouvera rapidement le chemin d’une grotte qui se révélera être une sorte de bunker dans laquelle les anciens occupants ont eu l’excellente idée de laisser traîner l’équivalent du stock d’un Bricorama un peu partout, histoire de pouvoir bricoler deux trois trucs en cours de route.

Et c’est le drame : entre le gameplay qu’on imaginait très dynamique et qui se révèle finalement assez mou et basé sur l’infiltration puisque vos ennemis sont particulièrement sensibles au son, et le visuel finalement assez terne du jeu, on s’ennuie assez sec.
Honnêtement, je suis pas mal embêté avec ce jeu. Mon rédac chef et moi-même y croyions et y voyions alors un potentiel qui méritait qu’on tente de s’entretuer pour récupérer la clé Steam. Fun fact numéro 1 : j’ai gagné (on prépare en ce moment même un numéro hommage sur la vie, l’œuvre du maître du donjon et sa passion pour les jeux moches). Fun fact numéro 2 : je regrette. Du genre amèrement.

Ça fait déjà depuis plusieurs semaines, à moins que ce ne soit des mois, que je bloque sur l’écriture de ce test, tout simplement parce que je n’ai presque rien de positif à dire au sujet de ce I Hate this Place. Oui je sais, c’est pas lui, c’est moi. C’est juste que nos chemins ont divergé et qu’il faut désormais chacun vivre sa vie de son côté. N’empêche que je suis bien embêté.
Sans être mal réalisé, I Hate this Place ne provoque ni rejet ni attirance. Vous savez, un peu comme ces bidules neutres qui disparaissent dans le décor tellement leur fadeur les confine à l’oubli. Et c’est tout le problème de I Hate this Place. Je m’ennuie terriblement à chaque fois que j’essaye d’y jouer. Rien n’est palpitant, rien n’est effrayant et surtout rien n’est fun. Et ça, c’est ballot pour un jeu vidéo.
Pourtant, sur le papier, les choses se présentaient plutôt bien avec un mélange plutôt cohérent d’infiltration, craft, survival horror et aventure. Dans les faits, j’en ai plus que marre d’avancer à croupis et de me taper tous les conduits d’aération pour tenter progresser avant de me faire bouffer par un monstre éponge à balles et malotru qui refuse obstinément de crever tandis que je lui vide mon chargeur en travers de la tronche (enfin, ce que je suppose être sa sale trogne).
J’en ai également marre de ramasser toutes les cochonneries qui traînent – et il y a vraiment un paquet – en attendant de pouvoir fabriquer un truc quelconque. En fait, j’en ai marre de ne pas m’amuser avec un jeu vidéo. Ce qui, sauf erreur, et exception faite de Football Manager et des wargames tout moches de Harvester, devrait quand même être la fonction première du bousin.

Et là où je suis encore plus ennuyé, c’est que les quelques autres chroniques que j’ai pu lire sont quand même vachement plus généreuses que la mienne. Suis-je devenu un horrible pigiste non rémunéré et aigri ou bien mes confrères sont-ils tout simplement trop gentils et conciliants ? Du coup, j’opte pour la technique de la dernière chance en activant le Baalim bot ©.
« I hate this place est donc un jeu d’aventure / survie / craft palpitant entièrement réalisé en 3D isométrique. Librement inspiré du comics du même nom, il place le joueur dans les pas de Gaby qui devra affronter ses pires cauchemars pour sauver son amie prise au piège dans un monde démoniaque.

Démunie, notre héroïne ne pourra compter que sur elle-même et ses capacités d’improvisation pour fabriquer balles, armes et autres ustensiles en récupérant, en cours de route, du matériel pour affronter les monstres terrifiants qui se dresseront sur son chemin.
Très correctement réalisé avec des graphismes en cell shading qui évoquent le matériau d’origine, I hate this place s’adresse plus aux amateurs de jeux de survie qu’au joueur moyen qui pourrait trouver le gameplay un peu redondant. Note 6 / 10. »

Humm, je pense qu’il va falloir encore un peu ajuster la configuration du Baalim bot © … pour en tirer quelque chose. Comme vous l’aurez compris que je n’aime vraiment pas ce jeu et le pire, c’est que je ne trouve pratiquement rien à dire dessus, en bien comme en mal.
C’est assez rare pour être signalé. En fait, ce jeu, c’est un peu l’équivalent du sandwich triangle un peu rassis mangé sur une aire d’autoroute. Et vous, je ne sais pas, mais moi, je vais le laisser sur le bord de la route.
Genre : Action / Survival / Craft
Développeur : Rock Square Thunder
Editeur : Feardemic
Date de sortie : 29 janvier 2026
Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Genre : Action / Survival / Craft