Honeycomb: the World Beyond
Continuons notre exploration de la pile de jeux de survie-crafting initiée avec Polylithic, présenté il y a quelques jours. Aujourd’hui, c’est à Honeycomb: the World Beyond que nous allons nous intéresser et il est peu de dire qu’il n’a absolument rien à voir avec la production de Polyperfect. Oubliez la vue de haut et le Paléolithique, on repart sur une classique vue à la première personne dans un monde futuriste. Oui moi aussi j’ai poussé un petit soupir en voyant le pitch.
La Terre est mal en point, vous êtes un de ses derniers espoirs, envoyé dans l’espaaaaaace infini pour explorer une planète possiblement compatible avec l’humanité. Arrivée sur place – votre personnage est féminin -, vous devez bien entendu construire une base et explorer en suivant les indications de votre ordinateur de bord.

A vous la découverte de la faune et de la flore, que vous devrez scanner avec votre appareil portatif, à vous la découverte aussi d’un remède à une toxine mortelle sur le long terme et… attendez, je crois que j’ai pris le pitch de Subnautica là, désolé. Mmm nouveau monde… faune mignonne, titanium pour construire et… ah ! on ne sera pas dans la flotte ce coup-ci. Effectivement ça change tout !
On ne va pas se mentir, vous avez déjà joué Honeycomb: the World Beyond. Plein de fois. Le coup du scientifique paumé sur une nouvelle planète avec son scanner et sa combinaison, on nous l’a fait des dizaines de fois et malheureusement rien dans la production de Frozen Way ne vient vous faire pousser des petits cris excités.

Pourtant je n’ai rien à reprocher au bougre, tout est sérieux et appliqué dans ce qu’il fait. Il prend les formules existantes et les applique à la lettre. Il y a donc ce qu’il faut d’exploration, de découverte de nouveaux éléments, de rencontres dangereuses et de moments mignons tout plein, comme lorsqu’on doit caresser cette sorte de lama mimi tout plein pour la première fois.
C’est d’ailleurs un peu le thème de Honeycomb: the World Beyond : du mignon, du chill et des couleurs chatoyantes. C’est un peu le survival – en fait un jeu d’exploration – en pantoufles dont vous rêviez lorsque vous creviez en boucle sur Rust ou autre. Et mine de rien, si on le prend comme ça, il est loin d’être mauvais.

Le sentiment d’exploration est bon, avec la découverte de nouveaux biomes et tout ce qui va avec niveau faune et flore, on dispose régulièrement de nouvelles recettes et le grind n’est pas trop méchant pour la construction. Bon, il y a toujours ce souci des animations inutiles à chaque fois que vous extrayez du minerai ou que vous ramassez quelque chose. Oui c’est toujours aussi pénible et oui, je vous encourage à signer la pétition.
Plus sérieusement, Honeycomb: the World Beyond est un jeu qui vaut par sa campagne, à la narration soignée bien que convenue. Le monde à découvrir n’étant pas si étendu que ça, oubliez vos standards habituels, il va falloir se rabattre sur l’histoire qui vous permettra de découvrir tranquillement la mission de votre héroïne. Je sais que beaucoup préfèrent être jetés dans le grand bain avec un coup de pied aux fesses et rien d’autre, donc attention, Honeycomb: the World Beyond est du genre à vous prendre la main.

Si vous êtes encore là, c’est que vous êtes du côté timide de l’exploration. Vous n’aimez pas mourir en boucle ou vous faire constamment piétiner par la faune. Grand bien vous fasse, à ce niveau Honeycomb: the World Beyond va vous choyer, même s’il fait ça un peu gauchement avec pas mal de bugs et d’approximations techniques. Rien de grave, le moteur graphique tient plutôt bien la route comme vous pouvez le voir sur les captures et c’est globalement très agréable de se promener dans ce petit monde coloré et vivant.
Honeycomb: the World Beyond a donc pour principal défaut son manque total d’originalité, que ça soit dans son univers ou ses mécaniques. Tout est parfaitement lisse et prévisible, très bien exécuté mais manquant malheureusement de punch et du petit truc en plus qui fait que l’on a envie d’y retourner. C’est un peu dommage mais je conseillerais tout de même le titre à ceux qui veulent se lancer dans le genre mais qui sont réfractaires à la frustration.
Genre : Survie futuriste
Développeur : Frozen Way
Editeur : Snail Games USA
Date de sortie : 8 septembre 2026
Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Genre : Survie futuriste