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Early Access: Bodycam

Mon premier contact avec Bodycam, ça a été comme beaucoup de monde en étant ébahi en 2024 par le photoréalisme des environnements de jeu apportés par l’Unreal Engine 5 (UE5) et Megascans. Après les annonces du jeu, j’étais très enthousiaste de voir la suite et j’avais testé avec plaisir les accès démo de l’époque, avec une carte en bâtiment et une carte en forêt.

Le soufflé était vite retombé au vu du contenu limité à ce moment-là mais je m’étais dit que j’y reviendrais un jour… Ainsi, lorsqu’Harvester m’a proposé d’écrire un article sur Bodycam, je suis tout de même allé voir où en était le jeu, entièrement happé par la 1.0 de Tarkov que j’étais !

Et pour être franc, j’ai dit banco très rapidement, juste le temps de voir que la dernière carte en date n’était autre le terrain CQB des copains de Powergun Airsoft ! Il semblerait que les deux jeunes frangins de Reissad Studio aiment bien les petites billes de 6mm, tant mieux pour moi mais ma demande d’interview n’ayant jamais eu de réponse de leur part (filtrage comm’ par maman ?), je n’en saurai pas plus à ce sujet…

Me voici donc à sélectionner l’un des 7 modes de jeu (match à mort solo ou par équipe, mode zombie PvE, bombe, versus, hard point et jeu d’armes), puis l’un des lieux proposés et je lance une partie. Pour cette première, j’ai choisi le mode jeu d’armes car je ne connaissais pas le principe. C’est très fun, un maximum de 7 joueurs s’affrontent et à chaque fois que vous mourrez vous réapparaissez avec une arme différente. L’objectif est de faire un kill avec chaque arme afin de remporter la partie. Parmi les 10 lieux disponibles j’ai bien entendu sélectionné le CQB Powergun (et cet article n’est même pas sponsorisé !) et en avant la boucherie (mais tactique, la boucherie !).   

Mazette, dans mes souvenirs c’était moins joli ! Ici on est en plein photoréalisme, les textures sont criantes de vérité, l’éclairage dynamique renforce encore l’immersion et le son est très bien localisé. Et croyez-moi, le son vous sauvera la vie plus d’une fois mais si vous vous déplacez comme un sanglier dans un sous-bois, il vous sera également fatal ! Ici, pas de sprint illimité, de sauts de bunny hops ou de sauts depuis les toits. Les déplacements sont lents, bruyants si vous allez trop vite et l’inertie est bien présente.

La prise de visée prend du temps et est peu stable : vous êtes dans votre personnage, le body awareness est bien rendu mais je dois dire que j’ai limité mes sessions de jeu car au bout d’un moment j’ai eu des maux de tête… Eh oui, si le jeu s’appelle Bodycam c’est pour une raison ! Si vous avez des problèmes d’oreille interne, passez votre chemin !

J’enchaine les modes de jeu, en solo, par équipe, ça joue parfois bien en équipe malgré l’absence quasi-systématique de communication (le VOIP et un chat sont pourtant présents) ou alors c’est chacun sa vie (ou plutôt sa mort…). Loin d’être frustrant, le jeu nous fait réapparaitre sans délai, on joue non-stop et pas besoin de marcher jusqu’au respawn, du coup on n’a pas le choix que de prendre ses billes, pardon, ses balles !

Pas vraiment de loot, pas d’équipement à perdre, pas d’inventaire à gérer, on est dans un jeu qui privilégie l’action et des parties assez rapides, c’est parfait pour se détendre et ça doit être vraiment fun entre potes avec une bonne cohésion dans les actions.

J’ai également bien apprécié le mode collaboratif Zombies. Avec mes deux compagnons d’infortune du moment, nous avons traversé une sorte de village au crépuscule, éclairé par la lumière parfois vacillante de nos lampes tactiques et pressés de toute part par des groupes d’infectés. Stressant et… fun !

Honnêtement je n’ai pas joué assez longtemps pour savoir si le jeu, comme tous les FPS, souffrait de la présence de tricheurs. Je n’ai jamais eu l’impression de me faire écraser par une personne en particulier, qui saurait en permanence où je me trouve et tirerait au travers des murs pour m’éliminer alors que je suis immobile et silencieux (oui, la pénétration des matériaux est gérée !). L’absence de loot est sans doute moins favorable à ce genre de comportement…

Cependant on n’échappe pas aux campeurs qui font que les manches s’éternisent parfois. Pour éviter de ne rien faire en attendant qu’un vainqueur se détache, une vue drone ou via la caméra de nos équipiers permet de passer le temps en attendant que Timmy sorte enfin de sa cachette.

On gagne néanmoins des points après chaque partie en fonction de nos performances (les points R, comme Reissad). Ces points permettent d’acquérir gratuitement des tenues et des camouflages d’armes (skins) dans une boutique renouvelée quotidiennement. En revanche, un espace Casier regroupant les différentes armes disponibles vous propose d’acheter des skins et autres patches contre de l’argent sonnant et trébuchant. 

Je n’y trouve pas grand intérêt mais on connaît l’appétit des gamers pour ce genre d’options permettant de sortir du lot et de soutenir les développeurs. Il est cependant très dommage que l’option de personnalisation de personnage présente au départ ait été supprimée, de même que certaines cartes et modes de jeu mais gardons à l’esprit que c’est un accès anticipé, les développeurs tentent certainement des choses…

Pour terminer, je n’ai pas eu de problèmes de performances même en paramètres épiques et n’ai pas souffert de bugs pendant mes sessions de jeu, pourtant de nombreux commentaires sur le net parlent de bugs rendant le jeu parfois injouable. Aurais-je eu de la chance ? Certes, mes ventilateurs donnaient de la voix mais je n’ai pas eu de freeze ni de retour intempestif au bureau.   

Bodycam est un jeu simple à appréhender, efficace dans son gameplay et qui possède une ambiance réaliste et parfois intense. Les mouvements fluides mais limités ne combleront pas forcément les fans de CS et autres Call of Duty mais apportent un changement de rythme bienvenu dans le monde des FPS. Le nombre limité de joueurs par partie donne un côté intimiste à Bodycam, on n’est pas parachuté au milieu de dizaines de personnes qui courent et sautent partout en insultant les membres de votre famille.

J’avoue cependant que j’aurais aimé un mode solo avec quelques objectifs à remplir (désamorcer une bombe, éliminer une cible ou escorter un VIP) car le multi possède les inconvénients de ses avantages : les gens ! Mais l’aventure Bodycam est loin d’être terminée, le jeu est encore en accès anticipé et les projets de Reissad Studio sont nombreux. Comptez sur nous pour suivre tout cela de près. En attendant, je retourne affiner mes tactiques d’ouverture d’angle car il y a encore du travail !

Genre : Tactical FPS

Développeur : Reissad Studio

Editeur : Reissad Studio

Date de sortie en Early Access : 8 Juin 2024

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Ding Chavez

Joueur PC depuis TO7-70, ancien pigiste chez PC4WAR puis passé du côté obscur de l'airsoft chez Red Dot magazine et Airsoft Addict tout en administrant son excellent blog ! Depuis, tous ces magazines ont été annulés. Autant dire que CanardPC a eu chaud mais on ne répond pas de l'avenir de Dystopeek... Qu'as-tu fais Harvester ???

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