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Early Access: Vampires: Bloodlord Rising

Quand le chef a débarqué en brandissant sa clé de Vampires: Bloodlord rising comme une gousse d’ail (miam), je me suis demandé de quoi il parlait, j’ai rapidement visité la page Steam du jeu et me suis dit « oula…mais c’est quoi ces graphismes de 2013 ? » en apercevant les personnages. Et puis bon, les graphismes ne font pas tout, les jeux de vampires ne courent pas les rues et puis le concept avait l’air sympathique.

Donner des ordres à des serviteurs ? Voilà un rôle qui est normalement dédié uniquement à Harvester ça, construire son chateau et se transformer en chauve souris ? Ca aussi je suppose mais je n’ai aucune preuve. Bref, j’ai donc plongé pour vous mes crocs dans ce nouvel Early Access.

Alors ça chauve ?

Alors, premièrement, si le jeu met du temps à charger et que les graphismes sont en effet datés (surtout les villageois qui se ressemblent tous en plus d’être moches), il y a un petit quelque chose à Vampires: Bloodlord Rising qui vous charme assez rapidement.

Il n’y a quasi pas d’interaction avec l’environnement sauf pour les ressources pour crafter, les quelques objets à ramasser et les coffres (pas tous), mais cela fait très longtemps que je ne m’étais pas senti aussi imprégné d’une atmosphère vampirique dans un jeu.

Un cimetière trop mignon

Certes de temps à autre il y a un petit glitch, une table manquante pour afficher l’étal de viande, des cailloux ou des souches d’arbres qui bloquent la progression du personnage, une carte somme toute assez petite et pleins de petites choses qui font se dire que c’est assez amateur techniquement que tout ça mais en même temps, ce sont des « amateurs » qui aiment leur sujet.

Les environnements ont été construits avec amour et détails, le système de rumeur qui permet d’apprendre les différents traits des villageois va permettre de différencier ceux-ci malgré leur ressemblance, les mouvements et les combats sont suffisamment fluides pour vous faire sentir puissant (surtout lorsqu’un coup de grâce vous fait démembrer un adversaire et le frapper avec ses bras que vous venez d’arracher), chaque vampire rencontré a une personnalité bien marquée, etc.

Hello…

Aussi, il y a une certaine liberté dans vos actions qui vous laisse décider si vous voulez laisser la vie sauve aux villageois, ou traiter ceux-ci comme une source de nourriture, ce qui diminuera bien sûr la prospérité du village et donc vos revenus.

Revenus ? Et oui, car vous incarnez un vampire qui revient tenter de reprendre possession des terres pour son seigneur qui fut vaincu par l’Inquisition. L’Inquisition qui ne fait pas dans le détail et n’est pas aimée par le peuple, vous en revanche vous êtes traité comme un noble seigneur, sous votre forme humaine bien entendu.

Tiens, ils se sont inspirés de Baalim

Vous devrez donc éviter ou exterminer l’inquisition et tenter de reprendre le contrôle des 3 régions qui composent le jeu (en plus de celle de départ). Chacune jadis régie par un seigneur vampire qu’il faudra d’abord retrouver et réveiller, tout cela tout en abreuvent un « coeur de sang » au centre de votre château à reconstruire et qui vous permet d’étendre le pouvoir de votre ancien seigneur et de repousser un voile que j’allais dire maléfique mais en fait c’est plutôt les vampires qui le sont.

Très prenant, Vampires: Blood Lord Rising, vous donne envie d’explorer, de conquérir, de transformer d’innocent villageois en serviteurs qui récolteront, crafteront ou construiront à votre place. Vous pourrez équiper ceux-ci de différents outils pour les aider à améliorer leurs compétences et tant que vous leur fournirez un cercueil où se reposer, vous devriez pouvoir compter sur leur loyauté.

Bon…tout ça demande beaucoup de ressources

Les systèmes de jeu sont bien imbriqués, la progression du joueur se fait via une dizaine de compétences qui s’améliorent à l’utilisation (exploration, chasse, artisanat,…) et d’attributs qu’il faut débloquer en récupérant des larmes de vampire dans des cachettes ou des camps de l’inquisition.

Ces attributs vous permettrons via l’arbre de progression de débloquer des pouvoirs vampiriques puissants tels que devenir invisible ou se transformer en chauve-souris.

C’est bat !

Et tout cela, vous pourrez aussi le faire en coop jusqu’à 4 joueurs… Alors achat Day One ? non ce serait trop simple. Si les pouvoirs de charme vampirique du jeu m’ont clairement séduit, il ne faut pas oublier que c’est un Early Access. Et si on peut facilement se satisfaire des graphismes et il faut bien le dire d’un gameplay un peu daté, on se retrouve assez vite à réaliser qu’à part ramasser des ressources pour construire notre château ou avancer dans la quête principale ben… il y a quand même un sacré manque de contenu encore.

Pas de quêtes secondaires, quelques caves et zones à atteindre et à explorer mais une carte assez rapidement parcourue et peu d’interactivité avec les villageois (ceux que vous laissez humains). Bref, à moins de ne se focaliser que sur l’histoire principale et d’accepter de grinder pour construire son château, il y a quand même un goût de trop peu ou de vide parfois (on me souffle dans l’oreillette que je ne suis pas censé parler de mes états d’âmes).

Après, chaque Early Access est différent. Les développeurs parlent d’un an pour étoffer le titre et je pense que cette année sera en effet nécessaire, en même temps, le jeu est vraiment déjà charmant et agréable à jouer, c’est donc plus ma frustration que ce soit un Early Access plutôt que le jeu final qui parle.

En l’état il y a déjà de quoi y jouer quelques heures et de se dire qu’en fait il nous manque un petit quelque chose dans beaucoup de jeux actuels, une envie de happer le joueur dans un monde créé par les développeur et non pas juste construit. Sans pour autant être aussi spécial qu’un Nomad Soul, Vampires: Blood Lord a réussi à toucher une certaine corde nostalgique. Espérons que les développeurs vont bonifier et réussir leur titre grâce à l’Early Access et que celui-ci rencontrera le soutien des joueurs. Mais pour la plupart d’entre vous, il convient probablement d’attendre que le contenu du titre s’étoffe.

Genre : Open World

Développeur : Mehuman Games

Editeur : Toplitz production

Date de sortie : 30 janvier 2026

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

SA_Avenger

Le Belge taciturne du groupe, pas fan de quoi que ce soit mais touche-à-tout aux goûts éclectiques, amoureux du cinéma, de littérature et de chanson française à texte, bref un nostalgique invétéré. Ancien beta testeur hardcore, je joue encore régulièrement à des jeux obscurs aux règles complexes que je termine d'ailleurs rarement.

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