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Iron Prince : Partie I

Nous sommes en 2468, dans le système Astra. L’humanité est toujours là et a conquis les étoiles, rentrant même en guerre depuis plus de 200 ans contre une race alien dont on n’apprend quasiment rien dans cette première partie d’Iron Prince, sinon que la rétro-ingénierie de leur technologie a permis de mettre au point les Contrôles d’Arsenal par Dispositif.

Ces CAD permettent d’augmenter les capacités humaines, offrant à leurs utilisateurs armures et armes en classant leurs compétences selon des rangs, de F à S et des classes : Pugilistes, Lanciers, Sabreurs… Oui, comme dans un jeu vidéo. Ces super humains sont censés partir au front combattre les aliens menaçant les frontières de l’empire humain, en passant au préalable par des académies militaires qui les formeront au combat. Les plus doués feront quant à eux un petit tour par des jeux télévisés où ils combattront dans des matchs retransmis partout dans la galaxie, permettant ainsi de générer des revenus et de la notoriété pour l’armée.

Le héros, Reidon Ward, est un de ces jeunes qui aspirent à devenir un utilisateur de CAD. Malheureusement pour lui, il est orphelin et handicapé par une maladie rare qui grève son potentiel. Bien entendu, il parviendra, avec sa meilleure amie Viv, à tout de même obtenir un Dispositif et à intégrer Galens, un des plus prestigieuses académies.

Je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher les quelques rebondissements mais comme vous pouvez vous douter, il sera question de potentiel extraordinaire, de jalousie, de romance adolescente et bien entendu de descriptions de combats simulés. Rien d’original en fait, ni de bien profond, mais c’est suffisamment bien fait pour que vous tourniez les pages sans vous en apercevoir.

C’est d’ailleurs le sujet principal d’Iron Prince, du moins sur ce premier tome : des combats entre super-humains sur fond de vie à la fac. On sent que ce premier tome n’est là que pour présenter l’univers, ce qu’il fait lentement mais sûrement – allergiques aux acronymes tenez-vous prêts – et que les choses se mettent petit à petit en place, même si pour le moment la direction prise est encore un peu floue.

Le deuxième tome, à paraître en février 2026 nous permettra sûrement d’y voir plus clair et de savoir si Iron Prince partira vers quelque chose de plus guerrier en introduisant réellement la guerre plusieurs fois mentionnée ou s’il continuera dans ce mélange de série TV pour ado et de combats typés jeux vidéo.

Quoi qu’il en soit, ce premier tome d’Iron Prince, s’il ne révolutionnera bien entendu par la littérature en général, est un bon titre au style direct et simple pour qui veut voir un peu de ses jeux vidéo envahir ses romans de science-fiction, ce qui est le but de la LitRPG (contraction de Littérature et de Role Playing Game), nouveau genre popularisé par Dungeon Crawler Carl.

Un genre littéraire idéal pour les geeks, surtout jeunes, qui recherchent des œuvres faciles à lire, très rythmées qui, sans être d’une originalité folle, leur permettront de découvrir de nouveaux univers régis par les codes bien connus rythmant leurs parties devant un écran.

Je ne sais pas dans quelle direction va Iron Prince – je soupçonne les auteurs d’avoir en tête une saga courant sur une bonne dizaine de tomes et à la lecture des retours de la version originale du tome 2 il y a quelques ratés sur la partie romance – mais pour le moment je ne peux que vous le recommander si vous voulez découvrir le genre ou si vous êtes tout simplement fan de SF biclassé gamer. Je vous conseille aussi de jeter un œil aux sorties de chez Lorestone, un tout nouvel éditeur spécialisé dans le genre.

Auteurs : Bryce O’Connor, Luke Chmilenko

Editeur : Lorestone

Langue : Français

464 pages

EAN : 9782487700413

Version presse fournie par l’éditeur

Harvester

Collectionneur compulsif et un peu trop passionné, accumule jeux et livres en essayant d'entraîner un maximum de gens dans ses vices...

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