Jeux vidéoJouer

Grim Dawn: Fangs of Asterkarn

Cela faisait des années que je n’avais pas relancé Grim Dawn, l’excellent hack n’ slash de Crate Entertainment sorti en 2016, et je ne m’étais pas rendu compte à quel point il m’avait manqué avant de me lancer dans Fangs of Asterkarn, sa troisième extension officielle. Mais 10 ans c’est long, même dans cette niche dominée par quelques jeux et il est bien raisonnable de se demander si cela vaut le coup de remettre le pied à l’étrier.

En considérant que vous avez fait une pause, car si vous n’avez jamais cessé de parcourir ce hack n’ slash depuis toutes ces années, il y a fort à parier que vous avez jeté vos 20€ à la tête des développeurs pour vous précipiter dessus. Et honnêtement, je ne peux guère vous en vouloir, le genre favorisant l’adoption d’une licence fétiche à laquelle on reste accroché comme un Baalim à sa bière en plein concert.

Donc, Fangs of Asterkarn, 10 ans après le jeu de base, bonne idée ou pas ? Et bien passée la phase de reprise où on essaie de se remémorer son build, le fonctionnement du jeu avec les dizaines d’ingrédients différents, les compétences et autres synergies, j’ai envie de dire oui mais. Oui je sais, je pourrais écrire dans Normandie Magazine.

Laissez-moi développer : je n’ai jamais été un joueur qui vise à optimiser chaque build au point près. Mon style de jeu est plus détendu, je fais le build que je trouve cool, je le développe à l’arrache et ne change que quand vraiment ça ne va pas. Donc je ne vais pas pouvoir vous dire si les derniers ajouts, comme la nouvelle Maîtrise, sont révolutionnaires ou pas. Le système de potions est sympa, tout comme les nouvelles armes et armures que vous pourrez récupérer.

Par contre, je peux vous parler du plaisir de jeu et là, mon cœur balance. D’un côté vous avez ces superbes environnements, cette montagne que l’on gravit sous la tempête, ces cavernes de glace (…) qui vous font oublier l’âge du jeu de base tant le moteur graphique tient la route. Et d’un autre côté, ces superbes niveaux sont la plupart du temps un peu vides et on marche beaucoup sans participer à la moindre action.

Le rythme s’effondre donc parfois, surtout comparé à d’autres passages où la faune est déchaînée et où il faut fuir sans demander son reste. Cette variation dans l’intensité est un peu étonnante quand on voit la qualité des précédentes extensions, Forgotten Gods et Ashes of Malmouth, qui sont d’ailleurs indispensables pour profiter de Fangs of Asterkarn.

A part cela, l’histoire se laisse suivre tranquillement en gravissant la montagne, le jeu vous demandant de faire copain-copain avec la tribu des Kurn qui, quelle surprise, voient d’un mauvais œil l’arrivée d’un Lowlander. Non mais oh, eux d’abord hein ! Mais bon, le jour où on jouera à un hack n’ slash pour son scénario…

Par contre, encore un petit détail qui me fait tiquer : le bestiaire qui n’est franchement pas varié du tout. Chaque zone ne dispose que de quelques mobs différents que l’on va dégommer à la chaîne. Il n’y a guère de variété et au bout du 294849320 castors des enfers que vous tuerez, la lassitude pointera le bout de son nez.

Malgré tout cela, je prends du plaisir sur Fangs of Asterkarn. D’une part parce qu’il me permet de renouer avec un de mes jeux fétiches dans le genre, avec Titan Quest, et d’autre part parce que l’expérience est globalement agréable.

Alors certes on meurt beaucoup plus, et souvent de manière un peu injuste ou inattendue, ce qui oblige à esquiver bien plus souvent, certes le bestiaire n’est pas varié mais tout cela ne doit pas voir faire passer à côté d’une extension certes imparfaite mais tout de même recommandable pour les fans du jeu. Car n’oubliez pas, les deux premières extensions sont indispensables pour en profiter.

Genre : Hack n’ Slash

Développeur : Crate Entertainment

Editeur : Crate Entertainment

Date de sortie : 23 Juillet 2026

Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Harvester

Collectionneur compulsif et un peu trop passionné, accumule jeux et livres en essayant d'entraîner un maximum de gens dans ses vices...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *