Creepshow
J’ai beaucoup aimé les différents jeux Telltale, même s’il faut avouer que ce n’était pas pour leur gameplay. Mais leurs histoires, découpées en épisodes, étaient intéressantes à suivre et parvenaient toujours à impliquer le joueur. C’est donc pour cela que lorsque j’ai vu qu’un jeu Creepshow, qui semblait reprendre la même formule, sortait j’ai bondi dessus. Et je dois avouer que…
Il aurait mieux valu que je m’abstienne. Car si effectivement Creepshow reprend la mécanique du walking simulator narratif, il traîne tellement de casseroles que je ne sais pas trop par où démarrer. Allez, soyons sympa et commençons par ce qui va.

Les doublages, du moins en anglais, sont très bons. Les acteurs sont convaincants, on a vraiment l’impression d’être dans un épisode de la célèbre série. Ensuite, la patte graphique est… sympathique. Pas bien comme cela aurait pu car les graphismes sont inégaux, mais sympathique la majeure partie du temps.
Voilà voilà… Maintenant, passons à ce qui fâche : le reste. Les animations des personnages sont ridicules et les collisions très mal gérées, ce qui est un peu ridicule quand dans un jeu horrifique le héros se déplace comme un pingouin sous LSD. L’histoire, globalement, tombe à plat : on y dirige un jeune homme qui doit lire deux histoires horrifiques pour pouvoir partir de l’immeuble en ruines dans lequel il est enfermé.

Donc dans le plus pur style Creepshow, on se retrouve projeté dans les histoires et on change de personnage. Le premier vous met dans les baskets d’un homme dont la femme est malade et qui n’accepte pas de la perdre, la seconde dans la soutane d’un prêtre qui semble avoir du mal à ne pas pécher. Je ne rentrerais pas dans les détails car il n’y a que la découverte de ces scénarios qui pourrait vous donner envie d’y jouer.
Mais sachez que pour la première histoire, dont vous voyez venir la fin en quelques minutes, vous allez faire beaucoup de tâches répétitives et inintéressantes. On voit ce que les scénaristes ont essayé de faire mais malheureusement cela tombe complètement à plat et on s’ennuie ferme. Mais vraiment.

La deuxième est quant à elle trop courte et n’impliquera guère le joueur qui ne ressentira que de l’antipathie devant ce prêtre égoïste. En je ne vous parle pas de l’histoire principale, qui finit n’importe comment et laisse le joueur frustré et déçu.
Et la cerise sur le gâteau ? Il vous faudra 3 heures pour boucler le jeu, sans la moindre rejouabilité. Oui, ça fait cher le jeu où on s’ennuie la moitié du temps. Et n’allez pas croire qu’il y a des puzzles à résoudre ou des choix à faire : tout est en ligne droite, vous vous continuez de bouger les personnages et d’activer ce qui doit l’être.

Creepshow est donc une immense déception. Le titre ressemble à un début d’early access, avec une technique aux fraises et un début d’arc narratif. On pourrait croire que les développeurs auraient fait l’effort d’intégrer une dizaine d’histoires mais non, deux seulement sont disponibles. Et oubliez le côté horrifique d’ailleurs, il n’y a absolument rien qui vous fera sursauter ou frémir.
C’est dommage de gâcher une licence pareille, surtout que PHL Collective avait trouvé la bonne formule avec ce graphisme typé comics et le gameplay à la Telltale. Malheureusement c’est tout ce qu’il y a à retenir (avec l’excellent jeu d’acteurs) de ce Creepshow, qui ne mérite pas les 15€ demandés.
Genre : Horreur à la Telltale
Développeur : PHL Collective
Editeur : Dread XP
Date de sortie : 13 Août 2026
Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Genre : Horreur à la Telltale