Painkiller
Certains appellent ça l’âge, j’appelle ça l’expérience. Et si vous êtes aussi expérimenté que moi, quand vous entendez Painkiller vous pensez gros FPS bourrin où vous empaliez des démons à coups de lance-pieux. C’était fin, avec un humour raffiné et le gameplay était d’une originalité folle. Et ça marchait très bien, c’était un plaisir de vider les enfers dans les bottes d’un badass qui faisait gicler le sang très naturellement. Alors quand en 2025, un studio polonais s’est mis en tête de ressusciter le titre de People Can Fly, vieux de plus de 20 ans, j’étais à la fois inquiet et impatient de poser mes mimines dessus.
Ce Painkiller millésime 2025 est bien différent de son aîné et le montre d’entrée : exit la campagne solo, place à des raids – il y en a 9 possibles avec un boss à vaincre tous les 3 niveaux – en coopératif. Si vous n’avez pas d’amis, ne vous en faites pas vous pourrez jouer avec deux bots.
Vous n’avez pas d’amis et n’aimez pas non plus les bots ? Aucun souci un nouveau mode de jeu, permettant le jeu solo tout seul sans personne est sorti récemment (même s’il est encore en phase de beta test).
Alors oui, je sais je suis comme vous moi aussi, en tant que joueur expérimenté je n’aime pas trop quel es choses changent. Enfin si, mais si elles pouvaient rester comme avant – quand c’était bien mieux – ce serait bien aussi. Mais bon, faisons preuve du professionnalisme qui caractérise les rédacteurs de Dystopeek (je me demande si quelqu’un a réussi à ne pas lever les yeux au ciel en lisant ça) et faisons comme si.

Accompagné de vos deux amis/bots, vous voilà donc partis pour des niveaux durant en moyenne une grosse demi-heure pendant lesquels il va falloir flinguer tout ce qui bouge avec le plus de style possible pour faire un gros score et vous la raconter autour de la machine à café.
Il faudra aussi penser à ramasser tout l’or disséminé dans les niveaux car il sert à acheter des cartes de tarot qui apporteront des bonus pendant le run et aussi et surtout qui permettra, combiné avec les âmes dénichées pendant les runs, d’améliorer votre arsenal.

Cet arsenal, vous le connaissez déjà : lance-pieux, fusil à pompe, lance-roquettes et autres pistolet-mitrailleur. Vous ne pourrez emporter que deux armes à la fois et devrez accomplir de petits défis pour débloquer les améliorations les plus avancées. Il y a bien entendu de nombreux modes secondaires parmi lesquels choisir, ce qui assure d’avoir l’armement le mieux adapté à son style.
Une fois en jeu, c’est du FPS nerveux et bourrin sans surprise. Vous courrez, sautez, tirez, donnez des ordres à vos bots d’un simple clic et devrez remplir de petits objectifs pour progresser : éliminer 3 vagues d’ennemis, tuer assez d’ennemis autour d’un baril pour le remplir de sang. C’est rigolo, terriblement bourrin, ce qui conviendra forcément à tout fan de Painkiller normalement constitué.

Les niveaux sont aussi très verticaux, avec de nombreux coins et recoins à explorer et des mini-boss venant rompre la monotonie des vagues d’ennemis bien trop identiques malheureusement. Cela manque terriblement de variété et on se retrouve bien vite à charcuter en mode automatique, sans vraiment prêter attention. On est loin des derniers Doom où il fallait vraiment anticiper et s’adapter.
Là on fonce, quand on n’a plus de munitions on sort le Painkiller, ces lames qui tournent devant le héros et qui génèrent des munitions en tuant des ennemis. C’est chiche niveau tactique, laissant le jeu au rang de divertissement sympa mais sans plus. Et c’est un peu le souci de ce Painkiller version 2025 : on s’amuse bien dessus pendant un petit moment mais la lassitude n’est jamais très loin. Les niveaux sont courts mais il faudra les farmer pour débloquer toutes les armes et améliorations, ce qui est rarement une bonne idée.

Je pense aussi que le plus gros défaut de ce titre est justement son titre : ils l’auraient appelé Hell Raiders ou une bêtise du genre et je suis sûr que l’on aurait été plus clément. Mais là, prendre une franchise mythique et en faire un titre coop à l’humour potache c’était risqué et foireux.
Et c’est dommage car le titre est beau, très propre techniquement, avec un bon feeling au niveau des armes. Mais il manque ce petit supplément d’âme, ce petit quelque chose pour tenter d’égaler le maître. Si vous avez des amis fans eux aussi de fast FPS désireux d’explorer le titre par petites doses, alors je pense que c’est une bonne idée d’investir. Si vous n’avez pas d’amis, que vous référez vous immerger dans une histoire ou voulez un titre demandant un investissement, alors penchez vous sur les derniers Doom plutôt.
Genre : FPS
Développeur : Anshar Studios
Editeur : 3D Realms
Date de sortie : 21 octobre 2025
Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

Genre : FPS