Diplomacy is not an Option
Diplomacy is not an Option s’est probablement inspiré de notre chef adoré quand il dit que Dystopeek n’est pas un choix mais une vocation et qu’on aime ça. Sorti en Octobre 2024 après 2 ans d’Early Access, autant dire que le titre est peaufiné et qu’il a eu le temps de faire son petit effet sur les joueurs. Alors oui on est un peu à la bourre mais mieux vaut têtard que harnais.
Diplomacy is not an Option vous place dans la peau d’un jeune seigneur qui doit mater une rébellion d’horribles personnages qui ont faim et veulent vivre dignement. Assez rapidement, il apprend que ces gueux ne sont pas uniquement révoltés dans le domaine de ses aïeux mais dans tout le royaume. Le roi vous somme donc de ramener l’ordre dans son royaume.

Bon tout ça, c’est expliqué au travers de petites scénettes entre missions qui ont des borborygmes sous titrés pour tout dialogue et qui je suppose se veulent marrantes (tiens là aussi ils ont du s’inspirer du chef. Mais je suis méchant, il va faire un visage triste et me demander de tester un truc).
Vous aurez alors le choix de soit continuer à servir le dit souverain (vous l’aurez compris à Dystopeek la souffrance du plus faible est favorisée) ou à rejoindre les rebelles afin de vous libérer du joug de l’oppresseur (on a essayé mais Harvester est toujours là et on a pu fleurir le tombeau de nos illusions comme l’a dit Mr Fallet).

Si le choix est définitif et immuable, tout en promettant plus de défi côté rebelle, il ne change en fait que les troupes à disposition et non les bâtiments ce que je trouve un peu dommage. Sinon dans les faits, vous avez donc une suite de cartes où vous disposerez d’un château et devrez à chaque fois tout reconstruire afin de survivre à différentes vagues d’assaut façon Tower Defense mélangé avec une construction très sommaire de ville. Point crucial sur lequel j’insiste : il faut recommencer à zéro à chaque carte.
C’est tout de suite moins glamour et votre serviteur détestant refaire cent fois la même chose… (alors que la même blague pourrie là il n’y a pas de limite) il a quand même du serrer un peu les fesses pour avancer.

Alors certes, les unités et la disposition des cartes varient un peu, la difficulté augmente mais que ce soit l’aspect construction ou l’aspect combat, le tout reste très simpliste. Et à raison vu que le but ici est plus de « min-maxer » sa ville rapidement pour survivre et puis de passer à autre chose. Pas question de développer des villes énormes ni d’essayer de faire joli.
Alors le jeu ne manque pas de contenu malgré tout, au delà de la campagne, des escarmouches sur la carte de votre choix, il y a aussi un mode « infini » où il vous faudra survivre le plus longtemps possible pour faire le meilleur score.

A noter qu’on peut dans ces modes aussi jouer les morts-vivants qui ont eu un système de construction assez original basé sur le sacrifice de ses troupes de base pour pouvoir faire évoluer son emprise et ses bâtiments. Il y a donc du challenge et pour les plus mordus d’entre vous de quoi vous essuyer aux nombreux modes de difficultés du jeu.
Diplomacy is not an Option est définitivement un bon jeu, facile à prendre en main, qui nécessitera le coup de main pour vaincre les niveaux de difficultés plus élevés et avec suffisamment de contenu pour vous occuper un bon moment. Du moins, si la boucle de gameplay et le manque de profondeur de celle-ci ne vous rebutent pas. Reste que le jeu continue d’évoluer 4 ans après son lancement et rien que ça c’est à encourager.

Petit bémol, le prix bien sûr qui flirte avec le trop mais qui est acceptable si on sait dans quoi on se lance. Mais en tout cas niveau performance c’est solide, les graphismes sont mignons et permettent d’afficher les grandes marées de troupes qui peuvent submerger vos fortifications. Votre serviteur est donc mi-figue mi-raisin malgré l’engouement que le titre a déjà obtenu, le chef dira que c’est parce que je suis aigri et il n’aurait pas tord (NdHarvester : normal, je suis le chef).
Mais j’aurais quand même bien aimé la possibilité de positionner des troupes dans d’autres bâtiments que le château et les fortifications, un arbre de technologie qui soit un peu plus intéressant, des sorts et des bâtiments plus variés et puis voilà un peu de variété dans tout ça que ce soit le gameplay ou les cartes. Mais tout cela n’enlève en rien aux qualités, bien présentes du jeu et ne vous empêchera pas de passer un bon moment.
Développeur et éditeur : Door 407
Date de sortie : 4 octobre 2024
Prix : 28,99€
Testé sur une version presse fournie par l’éditeur

