Paris Games Week

La Paris Games Week 2018. Neuvième édition et première pour moi. Comme quoi déménager en Ile de France a quelques avantages… Située au Parc des Expositions porte de Versailles, elle regroupe des milliers d’acteurs du milieu, le tout sur une surface de plusieurs centaines de m² découpée en stands de tailles variées. Autant vous dire que vous pouvez en caser du geek. Du jeune, du vieux, du costumé ou pas, tout ce petit monde ayant pour unique envie de découvrir un maximum de nouveautés.

Grâce à la renommée mondiale de Dystopeek, j’avais un joli badge et une invitation au stand Koch Media pour essayer Metro Exodus et Team Sonic Racing. En dehors de mon impatience à essayer le nouveau titre de 4A Games, c’était surtout pour moi l’occasion d’enfin rencontrer cette charmante équipe avec qui je corresponds depuis des années et qui œuvre dans l’ombre, modèle d’efficacité et de gentillesse. Mais avant de passer aux « hands on », je voulais jeter un œil aux alentours et voir les tendances à venir.

Première déception par rapport à la PAX East, ma seule autre expérience d’un grand salon, les indés étaient particulièrement… absents. Quelques mini-stands ici et là, rien de plus. Et un vacarme assourdissant venant des stands des gros studios, idéal pour empêcher les gens d’avoir une conversation, comme celle que j’ai tenté d’avoir avec Wendy Fritscher qui me présentait Hamsterdam, la dernière production de Muse Games (auteurs de Guns of Icarus). Dans ce jeu multi-plateformes (Switch, PS Vita, mobiles et Steam) vous dirigez un hamster dans un beat ’em all aussi mignon qu’exploitant les fonctionnalités spécifiques de chaque support. Un jeu qui plaira certainement à vos enfants et qui sortira l’an prochain.

Continuant mes pérégrinations, je tombais sur les stands délirants de PUBG et Fortnite qui se livraient une guerre sans merci à grands renforts de décibels. Autant vous dire que je suis passé bien vite au stand Materiel.net pour baver devant des PCs kikoolol au prix délirant et aux néons agressifs (Note pour Archer : j’ai passé commande pour la rédac’, j’ai mis la facture à ton nom…).

Suivaient ensuite les stands de The Division 2 et autres Assassin’s Creed, Just Cause 4 (qui a toujours l’air aussi délirant), bref des AAA dont on vous martèle les noms à longueur de news.

Déçu de ne rien voir de bien nouveau, je me jetais sur la démo de Life is Strange 2 (dont le premier épisode 1 est déjà disponible sur Steam) pour une courte session manette en main aux commandes d’un adolescent, Sean, devant se préparer pour aller à une soirée. Limitée à sa maison, la démo demandait de retrouver certains objets en farfouillant un peu partout et me permet de dire, grâce à un jugement à la volée totalement subjectif basé sur un pifomètre défaillant, que cette suite n’apportera guère d’évolutions majeures par rapport au premier épisode du moins du point de vue du gameplay. Oui, je sais que c’est un véritable scoop et je suis heureux de partager avec vous cette conclusion aussi inutile qu’évidente (et j’aurai l’air con si au dernier moment ils décident d’en faire un FPS multi avec des zombies).

L’heure était venue d’aller tester les jeux pour lesquels j’étais venu et c’est donc d’un pas guilleret que je me dirigerais vers les consoles permettant de s’essayer à Team Sonic Racing. Pour ceux qui n’ont jamais joué à l’excellent Sonic and All-Stars Racing Transformed, c’est un jeu de course à la Mario Kart dans lequel les pilotes sont tirés de l’univers Sega. Coups bas, dérapages et autres hurlements de frustration sont donc de rigueur comme dans tout bon jeu de ce type et il est agréable de voir que Sumo Digital, qui développe le jeu, a mis l’emphase sur le jeu d’équipe. Sur la démo essayée, j’avais un coéquipier avec qui je pouvais partager des objets (dans un sens comme dans l’autre) et dont les trajectoires, visibles au sol, boostaient ma vitesse si je les copiais. Très sympathique idée qui oblige à prêter attention à l’autre en plus des adversaires et, cerise sur le gâteau, il était possible de déclencher un super pouvoir d’équipe (je suppose qu’il variera selon les duos) à intervalles réguliers. Le jeu est prévu pour cet hiver et devrait s’imposer très facilement dans les salons grâce à ses modes multi-joueurs.

Le moment tant attendu (et soyons honnêtes, ma seule raison de venir à la PGW) était enfin venu. Metro Exodus. Inutile de vous préciser que je suis un petit peu fan des précédents opus et des livres de Dmitry Gloukhovsky même si, par manque de temps, je n’ai pas encore lu Metro 2035 (étonnant hein…). Me voici donc devant mon écran, cherchant avec angoisse le clavier et la souris. Non, impossible qu’ils me fassent un coup pareil. Devant moi, un pad Xbox. Pas de périphérique de la PC Master Race. Un pad. Pour jouer à un FPS. Je regarde, implorant, les membres du staff. Les maudis intérieurement et envisage sérieusement de tenter d’en étrangler un avec le câble du pad honni. Mais je sais que ma mission est sacrée et que je me dois de tout sacrifier pour nos lecteurs. Des larmes plein les yeux, je lançais l’introduction me présentant les différents aspects du jeu. Infiltration, artisanat et exploration pour en citer quelques-uns.

La démo débutait alors qu’Artyom était repêché d’une étendue d’eau par une combattante à l’air farouche. Pas vraiment de détails la concernant mais la séquence met tout de suite dans l’ambiance : ça chauffe dans le coin ! Une fois pleinement réveillé, je jette un coup d’œil aux environs : des marécages, une petite forêt, des maisons en ruine. Punaise, mon rêve se réalise, je suis dans STALKER. Mais en plus beau. Beaucoup plus beau alors que je joue « seulement » en 1080p. Metro Exodus, malgré les apparences, n’est pas un monde ouvert mais semi-ouvert avec ce que cela implique d’événements scriptés. Cela change agréablement des tunnels étroits des deux premiers épisodes et, malgré les apparences, ne nuit pas vraiment à l’ambiance oppressante. Désireux de découvrir les environs, je me mis en quête de fouiller les bicoques éventrées non loin de la rivière et récupérait une arbalète (pour laquelle on peut crafter des carreaux). Une fois les lieux vidés, j’observais au loin un chien mutant attaquer un bandit enchaîné à un poteau. Deux coups de fusil à pompe plus tard, j’atteignais le bandit qui semblait avoir été mis là par la tribu de la jeune fille m’ayant sauvé. Une guerre de territoire donc… Le bandit commençant à m’énerver avec ses jérémiades, je décidais de tester mon arbalète sur lui avant de reprendre ma route. Arrivé à un pont, une bande hirsute me bloqua et m’expliqua que non, je ne pouvais pas continuer mon chemin et qu’il me fallait gentiment rebrousser chemin. En bon joueur qui se respecte, je décidais de tester l’IA adverse en m’infiltrant discrètement par le côté, en profitant d’un passage à gué. Dissimulé dans les hautes herbes, j’écoutais les bandits parler des ordres du « Professeur », leur chef. Nul doute qu’il aura un rôle prépondérant dans l’histoire.

Je tentais une approche semi-furtive, comprendre une exécution par derrière suivie d’une charge au fusil à pompe et crevais comme une merde incapable de viser au pad… Retour au checkpoint automatique… Je décidais de pousser mon exploration en faisant le tour du territoire, profitant de la nuit qui tombait et de la montre d’Artyom qui indique en temps réel s’il est détectable ou pas. A ce petit jeu, j’étais ravi de voir que les gardes avaient un comportement logique et ne continuaient pas à causer avec leur pote égorgé… Comme mon temps de jeu allait expirer, je me lançais dans un gunfight afin d’observer leur comportement et fut satisfait de les voir tenter de me prendre à revers et de se hurler des ordres. Ma demi-heure était passée, je reposais donc le pad avec un grand sourire aux lèvres. Oui 4A Games a bien fait de repousser le jeu pour le peaufiner. Il est superbe, l’ambiance est oppressante comme il faut et le monde grouille d’une multitude de détails renforçant l’immersion. Je ne sais pas si la campagne sera longue, mais l’alternance entre gunfights intenses et brutaux et phases d’exploration devrait satisfaire les joueurs. En tout cas, j’attends avec encore plus d’impatience la sortie, prévue début 2019 !

Ma visite à la Paris Games Week 2018 fut donc brève mais intense. Si je ne suis pas fan de l’ambiance qui y règne et de la sous-représentation des petits studios, je comprends qu’elle attire autant de monde avec des ateliers dédiés (à la culture par exemple) et un côté mercantile poussé à l’extrême. Dans tous les cas, je tiens encore une fois à remercier Cassandra, Célia et Océane pour leur accueil et leur gentillesse !

Harvester

Collectionneur compulsif et un peu trop passionné, accumule jeux et livres en essayant d'entraîner un maximum de gens dans ses vices...

4 pensées sur “Paris Games Week

  • 30 octobre 2018 à 11 h 19 min
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    Je n’aime pas les jeux d’horreur et autres qui font peur, donc je n’y jouerai pas mais ce Metro Exodus a l’air magnifique.
    Par contre, le Team Sonic Racing me fait de l’oeil.

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  • 30 octobre 2018 à 18 h 55 min
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    Le Sonic s’annonce ultra fun à plusieurs ! Par contre Metro n’est pas du tout un jeu d’horreur 🙂

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    • 31 octobre 2018 à 9 h 31 min
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      C’est vrai, j’associe un peu trop vite ambiance glauque et pesante à horreur. Dans tous les cas, c’est ce genre d’ambiance que je n’aime pas trop. je préfère l’ambiance des Wolfenstein à celle des Metro. Mais peut être que le passage en monde ouvert changera la donne et saura me convaincre. Qui sait 🙂

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  • 1 novembre 2018 à 9 h 08 min
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    P’têt pas GOTY mais tu me l’offres j’y jouerai :ninja:

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