Overcooked! 2

Overcooked!, c’est un des rares jeux vidéo que ma femme daigne approcher. Elle me demande parfois, lorsqu’elle me sent lassé de jouer à Kitchen Rush (oui elle a ses thèmes), de faire une partie. Mais je sais qu’elle ment, que ce n’est pas « une partie » qu’elle veut. Tout d’abord parce qu’il va lui falloir de l’échauffement avec de reprendre ses marques et ensuite, une fois qu’elle est lancée…

Le bonheur règne encore au sein du couple…

Mais c’est quoi Overcooked! ? Et d’abord, pourquoi parler d’Overcooked!alors qu’il y a clairement un « 2 » dans le titre juste au-dessus ? Tout simplement parce qu’Overcooked! 2, c’est Overcooked!. More of the same comme disent les gens maintenant. Manette en main et aux commandes d’un chef, vous devez, dans la production de Ghost Town Games, progresser au fil d’une campagne dont la difficulté est parfois croissante, parfois non. Oui, c’est étrange mais c’est comme cela, votre réussite dépendra de votre affinité avec les spécificités de chaque niveau. Mais avant d’entrer dans les détails sur votre environnement, parlons un peu des principes de base et des risques que vous encourrez en lançant ce jeu.

Le but de chaque mission est d’une simplicité enfantine : des clients vous passent des commandes que vous devez honorer. Comme dans un restaurant normal en fait. Vous allez donc devoir suivre la recette pour chaque plat : faire cuire la viande, découper les légumes, laver les assiettes et servir. Cela semble très simple sur papier, mais vous devez le faire en temps limité, sachant qu’il est impossible de tout faire tout seul. Coordination et communication sont donc les clés du succès, mais malgré toute la patience et la bonne volonté du monde, il est parfois bien difficile de les maintenir. Chacun est focalisé sur ses tâches à accomplir, courant dans tous les sens tout en essayant de ne pas gêner les autres. Cela marche un temps mais bientôt les premiers écueils se dressent sur votre chemin : certaines cuisines sont piégées avec des tapis roulants en plein milieu, une cloison sépare la pièce en deux ou encore des gens se promènent dans votre espace de travail…

L’esprit malade des développeurs s’est focalisé sur tout ce qui pourrait entraver vos actions et cela fonctionne. On perd du temps à rejoindre son poste, on tombe dans le trou qui s’est ouvert sous nos pieds, on n’arrive pas à aller nettoyer les assiettes alors qu’il faut absolument servir les clients, c’est le bordel, ça crie, ça lance des regards noirs et… on relance la partie. Pour débloquer cette fichue troisième étoile. Pour montrer que si, c’est une évidence, si tu coupes les salades avant de mettre les steaks à cuire on perd du temps et non, non, non je ne peux pas laver les assiettes et servir en même temps ! C’est débile, je résiste régulièrement à mordre ma manette tout en jetant un regard excédé rempli d’amour à ma chère et tendre et pourtant j’y retourne volontiers. D’abord parce que ma femme adore ce jeu et ensuite parce qu’à chaque fois qu’elle se foire, elle prend ce regard contrit qui ferait fondre n’importe qui.

En me relisant, je me rends compte que ce papier est aussi bordélique que le jeu qu’il décrit. Je vais me justifier en vous disant qu’Overcooked! est très facile à décrire mais qu’il est difficile de faire ressentir l’intensité d’une partie. Car ce n’est pas une expérience solo, c’est une aventure que vous partagerez avec vos amis, patients et peu susceptibles de préférence. C’est un mélange de frustration et de gratification quand vous débloquez enfin le niveau suivant et que vous souriez devant les cinématiques cartoon qui émaillent votre progression. C’est frais, cela change des FPS militaires et autres jeux de baston.

Elle m’a dit qu’elle gérait…

Donc pour répondre à votre question initiale, pourquoi parler d’Overcooked! et pas d’Overcooked! 2 ? Tout simplement parce que la recette est exactement la même, certes appliquée à de nouveaux environnements (je vous fais grâce du « scénario » aussi idiot qu’improbable), toujours aussi efficace mais réservant cette suite à deux catégories de joueurs : ceux qui sont encore en bons termes avec leurs amis et qui en redemandent, et ceux qui n’ont jamais touché au premier et qui veulent tenter l’aventure. Que ce soit au niveau des graphismes, toujours aussi choupinous, que des mécaniques de jeu, aucune évolution notable n’est à signaler. C’est un peu dommage, mais d’un autre côté, que changer à une recette déjà proche de la perfection sans risquer de la rendre indigeste ?

 

 

Genre : Action, Occasionnel, Indépendant

Développeur : Ghost Town Games Ltd.

Éditeur : Team17 Digital Ltd

Date de parution : 7 août 2018

Site officiel : http://www.ghosttowngames.com/overcooked-2/

Version presse fournie par l’éditeur.

Harvester

Collectionneur compulsif et un peu trop passionné, accumule jeux et livres en essayant d'entraîner un maximum de gens dans ses vices...

3 pensées sur “Overcooked! 2

  • 7 octobre 2018 à 14 h 04 min
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    Ça va, tranquille le discours sur « la place de la femme est à la cuisine », en toute décontraction ?

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  • 8 octobre 2018 à 10 h 47 min
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    Les trolls c’est pour twitter, pas ici monsieur. Merci.

    Dans le 2, est-ce qu’il y a toujours le mode compétitif à 2 contre 2 ? J’ai passé de superbes moments sur ce mode de jeu avec les collègues de taf.

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    • 8 octobre 2018 à 21 h 37 min
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      Oui il y est toujours !

      Répondre

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