Megaquarium

L’équipe de Dystopeek est fière d’accueillir en son sein SA_Avenger, un Belge qui vous pondra des… attends Archer, un Belge ? T’es sûr ? C’pas contagieux ça ? Les gens vont pas mal le prendre qu’on ouvre la porte de la rédac’ à… ben… ça ? Non ? T’es sûr ? On a des financements si on s’ouvre aux travailleurs handi.. Belges ? Et le moteur de la piscine est en rade ? Bon ok, on n’hésite pas. Mesdames et messieurs, voici SA_Avenger, notre nouveau rédacteur, qui vient nous épauler le temps qu’on reçoive les primes qu’il voudra bien !

Megaquarium? Mega quoi?

Un jeu de gestion, chouette (comment ça, un de plus ? Il n’y en a jamais assez !) ! En plus c’est un jeu de gestion d’aquarium ! Qui d’entre vous ne s’est pas déjà indigné du manque de représentation des poissons dans le monde vidéoludique ? Bon personne. OK mais c’est cool quand même.

Alors qu’en est-il ? Le jeu propose un mode campagne et un mode sandbox. Le mode campagne vous introduit petit à petit dans la gestion ou l’extension d’aquariums existants. Ça a l’air alléchant et d’un côté ça l’est. Mais pas tout à fait non plus.

La manière la plus simple de faire un aquarium, les parties services de chaque côté et les lagons/grands aquariums au milieu.

Je m’explique. Le jeu se base sur quatre axes principaux : l’argent, l’espace, la réputation et la recherche. Ce qui est original c’est que les visiteurs sont la source de trois de ces quatre axes. C’est-à-dire que non seulement ils vont vous rapporter de l’argent (prix d’entrée, nourriture mais aussi merchandising) mais sont essentiels au développement de votre aquarium.

Le poisson c’est bon pour le cerveau.

Chaque poisson dispose en effet d’une série de caractéristiques. L’une d’entre elle représente soit les points d’écologie soit les points de science que les visiteurs vont fourniront en s’arrêtant devant l’aquarium contenant ledit poisson. Or pour avoir de nouvelles espèces de poissons il vous faut la recherche grâce aux points d’écologie et pour de nouvelles machineries il vous faut des points de science. Le visiteur et sa satisfaction deviennent donc la source principale de recherche, de revenus mais aussi de points de prestige (au-delà d’un prestige de base qui peut changer avec des missions, le prestige est quant à lui fourni par des objets de décoration ou des présentations effectuées par votre personnel). Bref le visiteur est roi.

Quel beau baptême du petit Nicodème:

Seulement voilà, pour avoir des visiteurs il suffit de ne pas être en pause, plus vous aurez du prestige plus vous accueillerez de visiteurs donc il est quasi impossible (à part en assassinant tous ses poissons) d’impacter cette source critique de manière négative. Le jeu en devient de fait assez simple. Vous manquez d’argent ? Attendez un peu. Vous manquez de points de science ? Installez un nouvel aquarium avec le bon type de poissons.

Le cœur du jeu se situe d’ailleurs dans le bon choix de cohabitation de chaque poisson, il vous faudra étudier chaque mini fiche pour savoir si votre futur locataire préfère l’eau chaude ou froide, les moules ou le plancton, s’il a besoin d’une cachette à l’abri de la lumière et s’il supporte des congénères, et lesquels, sans les attaquer.

Il reste finalement la gestion de l’espace…mais là aussi le jeu a choisi une approche certes très user friendly mais simpliste. En effet, vous pouvez vous étendre dans n’importe quelle direction sauf celle de l’entrée, la seule limitation est le budget. Ce qui fait que placé entre le choix d’optimiser l’espace ou attendre un peu pour avoir assez d’espace pour faire ce qu’on veut, le joueur a tendance à prendre la seconde solution. Votre aquarium n’est pas optimal ? Pas grave j’en fais un autre plus bas.

Mais alors, c’est bulle en fait ?

Elle aime moins elle tire jamais la tronche.

Ben non pas vraiment. Le jeu, malgré ses graphismes datés, a un certain charme. On s’y plait à regarder notre poisson clown passer près d’une anémone. A voir son requin grandir. Car oui les poissons grandissent, ce qui change souvent les risques liés à la cohabitation piscicole et force parfois à devoir changer une cohabitation qui fonctionnait très bien jusque-là.

On attend avec impatience le prochain niveau qui permettra de débloquer le poisson clown à long nez ou le requin barbu. Les mêmes choix qui ont rendu le jeu assez simple le rendent aussi agréable à jouer. A plus haut niveau de difficulté il est d’ailleurs probable qu’il faille faire beaucoup plus attention à la gestion de tout ce petit monde.

Le plein lamproie

Et on les trouve où les nageurs actifs hein ?

La gestion du personnel se limite elle à engager tout le monde (il y a une limite sur le nombre de personnes que vous pouvez engager cependant donc si vous n’optimisez pas du tout l’espace il est possible que votre personnel n’arrive pas à nourrir tous les poissons à temps) et à choisir en premier ceux dont les compétences vous sont les plus utiles : vos visiteurs jettent-ils des détritus par terre malgré des poubelles en nombre ? Engagez un employé spécialiste de l’entretien. Vos machines tombent-elles toujours en panne ? Hop va pour la maintenance. A noter que les employés montent de niveau ce qui vous permet de diversifier leurs compétences ou d’augmenter celles-ci. Les niveaux ne servent en fait qu’à améliorer la vitesse à laquelle les employés exécutent leurs tâches. Pourtant chaque employé a des compétences différentes mais à nouveau il n’est pas vraiment nécessaire d’optimiser quoi que ce soit.

 

Alors c’est squale le verdict ?

Vous l’aurez compris, niveau gestion c’est assez léger et la difficulté majeure sera surtout de comprendre certaines missions (il veut trois curiosités dans son bassin mais c’est quoi des curiosités, c’est indiqué nulle part ?). Ce n’est pas un mal, tout le monde n’est pas un afficionado des tableaux et graphiques qui permettent de savoir l’évolution du nombre de visiteurs en rapport avec le nombre de moules servies aux crustacés durant le mois de juin, mais ça limite quand même un peu la rejouabilité. Une fois la campagne parcourue vous aurez vu tout le contenu du jeu. Quel intérêt alors de relancer le mode bac à sable vu que de toute façon vous pouvez déjà faire ce que vous voulez ou presque dans le mode campagne (le fait de pouvoir continuer ou non la carte en cours lorsque la mission est terminée est d’ailleurs très appréciable) ?

Requin coquin !

Le développeur a l’air assez présent sur les forums mais le jeu se vendra-t-il assez pour garantir des ajouts de contenu ou de futurs add-ons ? Difficile de se prononcer. Reste que le prix de base me semble un peu élevé pour ce qui est proposé actuellement et je ne peux donc que conseiller d’attendre des soles…euh des soldes pardon. Surtout que le jeu n’est pas vraiment éducatif non plus (dommage on aurait aimé des fiches avec des photos de vrais animaux marins), bref loin d’être mauvais Megaquarium manque cependant d’un peu de profondeur pour s’y plonger sans attendre un prix d’entrée plus en rapport avec son contenu actuel. Promis, j’arrête là.

(Note d’Harvester : la rédaction décline toute responsabilité concernant les innombrables jeux de mots foireux disséminés dans cet article. J’vous avais prévenu concernant les Belges…)

 

 

Genre : Indépendant, Simulation, Stratégie

Développeur : Twice Circled

Éditeur : Twice Circled

Date de parution : 13 sept. 2018

 

Site officiel : https://www.twicecircled.com/2c/megaquarium/

SA_Avenger

Accumule tout, touche à tout, ne finit jamais ses jeux. A des goûts éclectiques et atypiques. Critique de tout, surtout de ses congénères.

Une pensée sur “Megaquarium

  • 29 septembre 2018 à 12 h 05 min
    Permalink

    Est-ce que c’est un jeu qui sent la morue jusque dans le cœur des frites ?

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