L’EA du mois : Troubleshooter

Le mois est plus court, y a Apex Legends qui m’a Apex euh…happé pardon, bref difficile de pondre quelque chose cette semaine et pourtant il faut bien que je continue ma série sur les Early Access disponibles !

Oh la belle apex…épée. Promis j’arrête.

A la base, j’aurais voulu faire un double article Troubleshooter & Foundation mais je n’ai pas assez joué au dernier pour pouvoir assurer ce que je dis (petit conseil cependant : c’est prometteur mais c’est encore en alpha. Pas de précipitation donc…). J’ai aussi un autre titre dont j’aimerais bien faire la promo mais voilà pour ça je dois tester la dernière version or je n’ai pas eu le temps. Et oui, c’est là les aléas des EA, dans le meilleur des cas ça varie et tout le tralala. (Allitération pas forcée du tout)

Mais puisque je vous dis qu’on glande pas!

Bref, on va donc se pencher sur le petit Troubleshooter, un jeu indé Coréen à la XCom avec des personnages anime de circonstance. A nous les ados pas boutonneux qui deviennent justiciers et libèrent la ville des méchants gangs ! Oui bon voilà, l’histoire n’est pas le point fort du jeu. Y’a un certain attrait quand même de se plonger dans cet univers très cliché asiatique mais il faut reconnaître que c’est très basique. Vous incarnez un jeune homme devenu Troubleshooter. Les Troubleshooters sont des justiciers officiels qui ont l’autorisation de combattre les criminels dans leur district en échange de quoi ils peuvent garder le loot de ceux-ci. La ville a subi une catastrophe il y a des années de cela et depuis c’est la loi du plus fort malgré les efforts de la police. Les Troubleshooters sont donc la solution toute trouvée. Votre jeunot de personnage se voit donc à la recherche d’un appartement dans un district cloisonné afin d’installer sa nouvelle entreprise (oui oui c’est géré comme une entreprise).

Rien de bien révolutionnaire, pas de graphismes époustouflants mais ça fait le taf

On a donc une base comme dans tous les jeux du genre, me direz-vous. Disons qu’ici celle-ci semble plus temporaire et moins badass que dans XCom vu que vous devez payer un loyer au patron du bar qui vous loue le local. En fait, c’est l’interaction entre personnages qui va faire le point fort du jeu. On rencontre assez vite d’autres wannabe héros ados chacun avec leur pouvoir propre. Bon après, même s’ils apparaissent parfois en mission, ils ne font pas encore partie de votre équipe et il faudra les « convaincre » de rejoindre votre petit groupe. Certes, ça reste très anime potache mais c’est dépaysant pour le genre et j’avoue trouver au jeu un certain capital sympathie malgré ses défauts. De plus, il y a des dialogues à choix qui, si j’ai bien compris, pourront influencer si certains personnages resteront ou non à votre service (à vérifier plus tard).

Right up my Alley. Oops pardon familles toussa

Graphiquement, autant les personnages et les introductions de ceux-ci sont très propres et bien amenées autant la 3D et les combats/décors sont clairement en deçà de ce qui peut se faire aujourd’hui. Au niveau de l’interface ce n’est pas non plus la panacée, en combat pas de soucis c’est assez intuitif (même si on fait parfois l’erreur de lancer une attaque plutôt que de sélectionner un autre sort ou un ennemi différent) mais pour le reste c’est parfois imbitable. Je pense surtout à l’écran de craft de compétences qui est à n’y rien comprendre. Et oui car pour équiper de nouvelles compétences il faut les crafter, or pour ce faire il faut d’abord looter des « livres » et avoir la recette. Chaque compétence à des demandes différentes de livres de types différents, donc crafter l’une peut vous empêcher de crafter une autre etc. Enfin ça c’est ce que j’en ai compris parce qu’il n’y aucun tooltip ou aide particulière sur ce volet. Après le jeu propose différents écrans plus utiles et quelques bonnes idées (comme la possibilité d’étudier les ennemis en les combattants pour avoir des récompenses) mais ne se départ pas d’une certaine lourdeur.

Euh…

Niveau combat, on est face à du très classique avec quelques différences majeures. Déjà, le jeu fait la part belle aux combats au corps à corps. Vous avez deux actions et une barre d’énergie qui permet de lancer des « sorts » (oui oui on peut lancer des éclairs et des boules de feu, sont forts les ados Coréens post apo) et il faut parfois prendre le temps de faire une pause avant de se relancer à l’attaque. Ce que j’ai particulièrement aimé ce sont les effets environnementaux qui, lorsqu’ils sont présents, sont assez rafraîchissants (zone en flamme qui fait des dégâts pour ceux qui y passent, possibilité d’éteindre la lumière et d’éblouir tout le monde avec une flashbang) bref il y’a des bonnes idées malgré le côté vieillot du gameplay.

C’est donc ça un coup Crithit?

Alors bien ou pas ? Avis un peu mitigé pour l’instant donc, c’est un setting inhabituel, le côté anime est super bien rendu et même si l’histoire est parfois un peu ridicule (ouais allons combattre les méchants adorateurs de la cuillère… non je ne rigole pas) il y a quand même quelques défauts, outre ce que j’ai mentionné plus haut, la traduction (anglaise uniquement) sent assez fort le google translate, le jeu est assez lent et la partie gestion est inutilement complexifiée par l’interface.

Oh des persos qu’on ne peut pas encore recruter!

Les devs travaillent cependant sérieusement et poussent des mises à jour régulières mais malgré celles-ci il me semble que le contenu met beaucoup de temps à arriver. Le jeu vous permet de jouer quelques tours avec des personnages qu’il vous introduit mais une fois la bagarre terminée il n’est plus possible de jouer avec la plupart d’entre eux. Ils viennent d’introduire leur 6ème personnage et celui-ci a mis plusieurs mois à arriver. Il en manque encore au moins 3. Vous voyez le topo.

Prends ça! Sale adorateur de cueillers!

Idem pour les missions, le jeu nécessite d’ailleurs une connexion à un serveur, le seul intérêt que j’ai trouvé à la chose pour l’instant c’est d’avoir des statistiques lorsqu’il y a des choix de dialogue à faire, vu la contrepartie je ne suis pas grand fan de ce type de nécessité pour des jeux solos, qui ne sont pas encore assez nombreuses et il vous faudra donc en refaire certaines pour évoluer (c’est d’ailleurs assumé par les devs), il y a donc un côté grind qui me rebute un peu.

Les missions déjà faites peuvent/doivent être refaites.

Après comme dit plus haut, il y a un côté sympathique au jeu avec ses personnages ados, les dialogues débiles et les finishers too much à côté de cris en Coréen et j’apprécie avoir la possibilité d’étendre ses activités à différents quartiers mais ça ne plaira pas à tout le monde et c’est le genre de jeu auquel je joue à petites doses. Si vous êtes intéressés, je dirais d’attendre encore 6-12 mois pour avoir une expérience plus complète que celle proposée actuellement. C’est jouable mais l’allure à laquelle le contenu arrive est trop lente pour justifier un achat impulsif. Patience donc.

Comme dans la vie réelle quand t’es en danger, une blonde vient te sauver la life.

SA_Avenger

Le Belge taciturne du groupe, pas fan de quoi que ce soit mais touche-à-tout aux goûts éclectiques, amoureux du cinéma, de littérature et de chanson française à texte, bref un nostalgique invétéré. Ancien beta testeur hardcore, je joue encore régulièrement à des jeux obscurs aux règles complexes que je termine d'ailleurs rarement.

Une pensée sur “L’EA du mois : Troubleshooter

  • 1 mars 2019 à 19 h 17 min
    Permalink

    C’est original ! Encore une fois les ingrédients mettent en appétit, et le look anime des coréennes blondes est sympa. A voir après la cuisson. Merci de la découverte.

Commentaires fermés.