Football Manager 2018

S’il y a bien une série difficile à tester, c’est celle des Football Manager. L’aventure dure depuis des années, les fans sont nombreux et se jettent sur chaque itération sans réfléchir, tels des junkies en manque. Alors comment aborder un article sur Football Manager 2018 ? En vous présentant les nouveautés par rapport à la version 2017 ? En considérant que vous sortez d’hibernation et découvrez le jeu ? En attendant vos propositions, faisons un petit tour du propriétaire, tranquillement.

Le tableau de bord, bourré d’infos comme il se doit.

Football Manager est le fantasme de tout fan de ballon rond qui se respecte. Pensez donc, il vous offre l’opportunité de voir s’il y a autre chose après les quarts de finale en Ligue des Champions, et ce quel que soit le club que vous aurez choisi d’entraîner. Bon, ça sera évidemment plus long si vous commencez en National, mais pourquoi pas. Car dans Football Manager, pas besoin de manette ou de skillZ de r00xor, vous vivez le match du banc et gueulez vos consignes à des starlettes en devenir qui de toute manière en prendront un à la 92ème. Frustrant ? Bien entendu ! Palpitant ? Carrément !

Le PSG peut toujours rêver pour l’avoir celui-là…

Tout commence à l’intersaison par quelques réunions avec les dirigeants, qui vous demanderont de gagner le titre avec 2,000 roubles, et votre staff qui vous donnera quelques analyses sur votre effectif. Viens ensuite ce qui, à mon avis, est le plus prenant dans ce jeu : construire une équipe qui vous plaît avec les moyens du bord. Que ça soit en tentant d’acheter une super star ou en écumant le championnat bulgare pour trouver la perle rare, vous avez plusieurs semaines pour vous mettre dans le bain. Organisation de matchs amicaux, études de vos jeunes pour savoir lesquels prêter (un bon moyen de les voir acquérir de l’expérience sans vous ruiner des matchs), mise en place des entraînements, revente des joueurs superflus et autres causeries avec les joueurs, c’est la phase sur laquelle il faut se concentrer et qui conditionnera la saison à venir. Parce qu’une fois la période estivale passée, les choses sérieuses commencent : matchs de championnat, de coupes nationales ou européennes, tout s’enchaîne à une vitesse folle et peut tourner à la catastrophe si vous avez mal pensé votre équipe. Car c’est bien beau de claquer 90% du budget transfert dans un avant-centre brésilien, mais vue la propension de vos joueurs à se blesser, mieux vaut avoir une bonne profondeur de banc.

La préparation du match, un moment capital…

En parlant de banc, c’est de ce dernier que vous allez pouvoir ajuster à la volée vos consignes selon le déroulement de la partie. Que ce soient les ordres individuels ou d’équipe, les consignes défensives ou offensives, vous recevrez en temps réel les suggestions de votre adjoint pour adapter votre jeu. Sans être une recette miracle, ces aides sont précieuses et, à moins de mener outrageusement, indispensables pour éviter une déconvenue. Car à l’instar de n’importe quel entraîneur, vous êtes constamment sur la sellette et aurez des objectifs à remplir ainsi que des dirigeants à contenter.

Je lui avais dit de passer sur l’aile droite…

Et comme cela serait trop simple de n’avoir que ça à faire, vous allez aussi gérer les humeurs de vos protégés. Et ainsi découvrir une des nouveautés de cette édition (oui forcément à un moment donné il allait falloir aborder le sujet) : la dynamique de groupe. Fort utile pour savoir quel joueur a le plus d’influence dans le vestiaire et qui est le vilain petit canard, qui est pote avec le gardien et qui ne peut pas voir votre milieu défensif. A vous de gérer ces données pour ne pas faire n’importe quoi avec la gestion du groupe et vous mettre tout le monde à dos. Utile pour faire tourner l’effectif avec parcimonie ou se débarrasser d’un fauteur de trouble.

La dynamique est bonne à Bordeaux !

Une autre nouveauté tellement indispensable qu’on se demande pourquoi avoir attendu 37 versions pour l’inclure : les rapports du centre médical. Vous recevrez, à intervalles réguliers, un récapitulatif de l’état de forme de vos joueurs présentant ceux étant les plus susceptibles de se blesser, que ce soit parce que vous les utilisez trop ou du fait d’une ancienne blessure. Cela corrige donc en partie un des énormes défauts du 2017, où l’infirmerie se remplissait à une vitesse alarmante.

Une mauvaise gestion de la charge de travail et l’infirmerie se remplit vite…

Voilà pour ce tour d’horizon de LA référence en matière de gestion de club de foot. Bon en même temps, c’est la seule digne de ce nom sur le marché… Et c’est bien le souci, parce que cela ne pousse pas Sports Interactive à vraiment innover. Non, l’interface n’est pas pénible mais pourrait être améliorée, oui, le moteur des matchs est toujours le même avec ses errements et oui, les conférences de presse sont aussi pénibles qu’inutiles. Mais voilà, les fans (dont je fais partie) y reviennent année après année. Parce que ce jeu est d’une profondeur inégalée.

Parce que ses légers défauts sont gommés par l’intensité de chaque partie. Oui, la frustration sera toujours là par moments, mais elle est tellement diluée qu’on replongera, comme les années précédentes. Parce qu’amener Marseille en National après avoir bradé tous les joueurs pros est un de ces petits plaisirs simples de la vie. Pour les lettres de menaces suite à cet aveu, merci d’écrire à Archer qui transmettra.

 

Genre : Simulation, sport
Développeur : Sports Interactive
Éditeur : SEGA
Date de parution : 10 novembre 2017

Site officiel

 

 

Harvester

Collectionneur compulsif et un peu trop passionné, accumule jeux et livres en essayant d'entraîner un maximum de gens dans ses vices...

8 pensées sur “Football Manager 2018

  • 25 avril 2018 à 18 h 29 min
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    Football Manager? Voilà enfin la preuve que t’es un multi de Ruvon!!

    En tout cas j’envoie l’article à Arkanon, lui est très très fan de la licence 🙂

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  • 25 avril 2018 à 21 h 57 min
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    Rassure moi Harvester, on peut jouer avec un autre club que les Girondins ? Histoire de pouvoir jouer une coupe d’Europe de temps en temps …

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    • 30 avril 2018 à 13 h 27 min
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      Sig : va jouer à Bloodboowl ! 🙂

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      • 30 avril 2018 à 22 h 57 min
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        Blood Bowl ! Taper des elfes avec des nains !

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  • 7 mai 2018 à 0 h 19 min
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    Purée, la dernière fois que j’ai touché un FM, l’interface de match était encore en 2D, avec juste des commentaires laconiques. Du coup, tu peux me classer dans la catégorie de ceux qui sortent d’hibernation…
    Pour un peu, ta critique me donnerait envie de replonger dans cette simulation de gestion de tableur, remplie de chiffres abscons qui font qu’à la fin, c’est l’Allemagne qui gagne (ou le Barça, faites votre choix, mais en tout cas, pas le PSG :p ).

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    • 7 mai 2018 à 9 h 00 min
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      Oui, le jeu est un minimum réaliste :p

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  • 16 mai 2018 à 13 h 45 min
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    En gestion de ballon, je suis resté à Ultimate Soccer Manager 2 (1996).
    « où cette foutue disquette de sauvegarde »

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